‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 19 sur 153 · PARTIE NOSOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE NOSOGRAPHIQUE

tis...; nous n'en connaissons pas pour la dartre, si ce n est la dégénérescence cancéreuse des viscères.

Les affections cutanées, dans la scrofule et la syphilis, sont en général fixes et très adhérentes ; elles sont mobiles, ambulantes dans l'arthritis, et surtout dans la dartre. Les scrofulides et les syphilides sont, en général, peu prurigineuses, souvent même elles ne sont accompagnées d'aucune démangeaison; les éruptions dartreuses et arthritiques sont communément accompagnées de prurit ou de douleurs pongitives.

Les scrofulides et les syphilides ne restent pas toujours bornées aux couches superficielles de la peau ; elles s'étendent parfois aux couches profondes, et même aux tissus sous-jacents ; elles sont souvent ulcératives, et leur action destructive s'étend à une profondeur plus ou moins grande-, elles laissent souvent après elles des cicatrices indélébiles. Les éruptions dartreuses et arthritiques ne dépassent jamais les couches superficielles de la peau; elles ne sont jamais , en général , ulcératives , à moins de complications, et leur guérison n'est suivie que de simples maculatures.

Dans la première période de la dartre et de l'arthritis, on observe également une succession d'éruptions cutanées et d'affections catarrhales ; mais l'éruption cutanée domine dans la dartre, le catarrhe dans l'arthritis.

Dans la seconde période de la dartre : éruptions cutanées, catarrhes, névralgies , l'éruption cutanée prédomine. Dans la seconde période de l'arthritis : éruptions cutanées, catarrhes, arthropathies mobiles, l'arthropalhie rhumatismale ou goutteuse prédomine.

Dans les troisième et quatrième périodes des maladies

au DES MALADIES CONSTITUTIONNELLES EN GÉNÉRAL.

constitutionnelles, les affections sont tellement différentes, qu'on ne saurait un seul instant les confondre.

ART. II. DES SYMPTOMES COMMUNS OU GÉNÉRAUX DES MALADIES CONSTITUTIONNELLES.

Après avoir exposé les affections propres des maladies constitutionnelles, sur l'histoire desquelles nous reviendrons avec plus de détails dans les leçons subséquentes , nous allons compléter la symptomatologie de ces maladies par l'étude des phénomènes communs, ou, si vous l'aimez mieux, par l'étude de l'état général du malade.

Je ne crois pas devoir, pour cette étude, me conformer à la division en quatre périodes que j'ai établie pour l'énumération des affections propres. Sans doute l'état général du malade va chaque jour en se modifiant, dans les maladies chroniques, aussi bien que dans les maladies aiguës ; mais cette modification s'opère par des nuances insensibles. Il serait difficile d'établir une ligne de démarcation bien tranchée entre les phénomènes communs, si l'on voulait absolument les partager en quatre périodes; d'autre part, on s'exposerait, en suivant cette marche, à de nombreuses et fastidieuses répétitions.

Si l'on suif avec attention l'enchaînement et la succession des phénomènes communs dans les maladies chroniques, on voit que, pendant un laps de temps variable, ces phénomènes paraissent indépendants les uns des autres, tandis qu'à une époque plus avancée il s'établit entre eux une solidarité telle qu'on ne peut, en quelque sorte, diminuer l'un sans augmenter l'autre. Cette mutation remarquable dans les phénomènes des'maladies constitutionnelles, partage la mar-

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