‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 25 sur 153 · PARTIE NOSOGRAl'UIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE NOSOGRAl'UIQUE

continue. Enfin, la mort a lieu par épuisement : c'est le plus souvent une syncope mortelle qui termine cette scène de souffrance.

Je finis par quelques mots seulement sur les cachexies tuberculeuse et cancéreuse, à cause de leur analogie avec la cachexie scrofuleuse.

L'amaigrissement porté jusqu'aux dernières limites; la conservation d'un certain degré de forces, malgré les ravages d'une hectique incessante, et l'épuisement qui résulte de sueurs colliquatives et d'une diarrhée incoercible -, les alternatives de pâleur et d'injection des pommettes, selon qu'on observe le malade pendant les accès fébriles ou pendant les intermittences; l'absence d'infiltration séreuse, et la mort par asphyxie : tels sont les traits principaux de la cachexie tuberculeuse.

Il y a dans ce tableau des caractères qui certainement rapprochent la phthisie tuberculeuse de la scrofule pectorale à sa dernière période, et je dois ajouter que dans quelques cas, rares il est vrai, le médecin est forcé d'admettre la complication de la maladie constitutionnelle et de la diathèse.

Dans la cachexie cancéreuse, la teinte jaune-paille , l'extrême souffrance, le caractère particulier des douleurs atroces qu'éprouvent les malades, l'absence ordinaire de fièvre hectique, de sueurs, d'infiltrations séreuses.... voilà les principaux caractères distinctifs. Je note seulement ici la teinte jaune-paille ou de feuille morte, qui présente quelque analogie avec la teinte bistrée de la scrofule abdominale.

Marche et durée des maladies coMSiitutiowncllcs. — Jusqu'à présent je ne vous ai parlé que de la symplomatologie comparative des maladies constitution* nclles; mais l'étude des rapports que présentent ces maladies

entre elles resterait incomplète, si nous ne lg poursuivions dans toutes les parties de leur histoire.

Quelques mots seulement de la marche et de la durée, des terminaisons et des complications, toutes choses qui se rattachent essentiellement à la symptomatologie et en font en quelque sorte partie intégrante. Les maladies constitutionnelles dont je vous ai esquissé le tableau dans les précédentes séances ont en général une marche lente. Cependant quelques formes de la scrofule ont une marche aiguë et se terminent promptement par la mort; il en est de même de Farthritis, dans les formes aiguës. Généralement, la scrofule et la syphilis sont moins lentes dans les diverses périodes de leur évolution que Farthritis et la dartre.

Toutes les quatre se terminent par la guérison après une durée plus ou moins longue ou par une prolongation indéfinie jusqu'à la mort, qui arrive comme terme de l'évolution spontanée des maladies constitutionnelles, ou comme l'effet d'une complication survenue accidentellement pendant le cours de ces maladies.

Les complications sont nombreuses et variées. Qu'il me suffise de vous dire qu'il n'y a pas incompatibilité entre les différentes maladies constitutionnelles qui peuvent aussi coexister avec les diathèses. Toutefois je dois ajouter que ces complications sont rares, et qu'en général la maladie la plus forte fait taire la plus faible.

Parmi les complications, les unes sont fréquentes et semblent se rattacher à l'essence de la maladie; elles sont symplomatiques : ainsi, dans la scrofule, les hémoptysies, le mélœna, la diathèse hémorrhagique. Les autres apparaissent plutôt comme véritables complications rjainsi, dans la scrofule encore, l'épistaxis au début, plus tard les hémorrhoïdes.

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