‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 95 sur 153 · PÉRITONITE SCROFULEUSE, AB · texte numérisé non relu

PÉRITONITE SCROFULEUSE, AB

l'emporte presque toujours sur les heureuses tendances de la nature médicatrice.

Traitement. — Comme dans toutes les inflammations scrofuleuses, on a deux indications à remplir dans le traitement de cette affection : 1° combattre l'élément inflammatoire ; 2° traiter la maladie sous l'influence de laquelle l'inflammation s'est développée.

On s'abuserait étrangement si l'on croyait qu'en attaquant l'élément inflammatoire on attaque la cause principale du mal. Le danger, soit immédiat, soit éloigné, ne réside pas dans l'inflammation de la séreuse ; il réside tout entier dans la scrofule viscérale, qui, quel que soit son mode d'expression ou l'organe qu'elle affecte, conserve toujours le même carac^ tère de gravité.

Aussi est-il prudent de n'employer les antiphlogistiques que dans une sage mesure.

On fera, si le cas l'exige, quelques applications sur le ventre de sangsues , de cataplasmes ou de fomentations émollientes ; on donnera des bains adoucissants; on a aussi conseillé, comme antiphlogistiques, les frictions mercurielles. Je préfère de larges applications, sur tout le ventre, de collodion élastique. Les purgatifs sont utilement employés; il faut y recourir de temps à autre.

Contre l'élément scrofuleux, on mettra en usage, à l'intérieur, l'huile de morue, l'iode et ses préparations, le quinquina, les pilules de Morton ; extérieurement, en frictions sur le ventre, la pommade de ciguë iodurée, puis les bains médicamenteux de varech, d'eau salée, de sulfure de potasse, etc. , et mieux encore les bains à l'hydrofère avec l'eau de mer, l'eau de Kreuznach ou l'eau de Baréges.

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