‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 97 sur 153 · DU FOIE · texte numérisé non relu

DU FOIE

On a constaté cet état du foie dans trois états morbides différents : la phthisie, la scrofule, le pemphigus chronique.

Partie nosographique. — Symptômes. — Le foie gras donne lieu sans doute à des troubles fonctionnels plus ou moins accusés, mais, soit parce que l'on ignore les fonctions de l'organe sécréteur de la bile, soit plutôt parce que l'attention des observateurs n'a pas été suffisamment appelée du côté de l'appareil biliaire dans les maladies où survient cette lésion du foie, on est resté privé de tout moyen de la reconnaître pendant la vie.

La douleur manque ; il n'y a pas d'ictère, pas de vomissements, pas de coliques, pas de flux intestinal...; pour mieux dire, on ne sait si l'état gras du foie peut se révéler par des symptômes propres, et Ton suppose qu'il n'en existe point.

Mais, du moment que le foie augmente ou diminue de volume, ces changements dans les dimensions de l'organe sont annoncés par les signes physiques que fournissent la palpation et la percussion. Et, rapprochées des maladies dans le cours desquelles elles se manifestent, l'augmentation ou la diminution de volume du foie deviennent des signes précieux pour le diagnostic.

àà% m LA SCROFULE VISCÉRALE.

Caractères do la lésion. — Le foie gras a conservé son volume normal, qui d'autres fuis est augmenté ou diminué. Le plus souvent, le foie est augmenté de volume. Dans ce cas, il dépasse le rebord costal, remplit une partie de l'abdomen, descend quelquefois jusqu'à la crête iliaque. En baut, il refoule le diaphragme et médiatement le cœur et le poumon. On a vu la glande hépatique tuméfiée offrir à sa surface l'empreinte des fausses côtes. Les saillies de la face inférieure, les éminences portes, le lobule de Spigel, tendent à s'effacer.

La couleur du foie est modifiée, elle est d'un jaune pâle, d'un blanc grisâtre, d'une teinte analogue à celle de la couenne de lard ou d'un blanc de cire; sa consistance est le plus souvent diminuée. Ces altérations sont partielles ou générales ; le plus souvent elles s'étendent à la totalité de l'organe.

Si l'on coupe le foie par tranches, on reconnaît au premier coup d'œil, que la couleur du parenchyme est aussi changée à l'intérieur qu'à l'extérieur. Le foie est moins rouge, moins vasculaire ; le réseau formé par les ramifications des vaisseaux et des canaux biliaires paraît comme atrophié. Le scalpel avec lequel on a incisé le foie est graissé sur ses deux faces. Un papier joseph, appliqué doucement sur la surface de l'incision et chauffé légèrement, s'imbibe de graisse, qui fuse et dépasse bientôt la limite de la partie mise en contact avec le foie. Si l'on comprime les bords de la tranche, on fait suinter la graisse par gouttelettes à la surface de l'incision.

La bile contenue dans la vésicule est souvent pâle, jaunâtre, quelquefois épaisse et noire. Il faut dire que ses caractères ont été fort peu étudiés.

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