‹ Leçons théoriques et cliniques sur les syphilidesChapitre 41 sur 51 · TUBERCULEUSE · texte numérisé non relu

TUBERCULEUSE

La couleur bronzée des éléments érupLifs, qui d'ailleurs ne se montrent pas par groupes, leur insensibilité, l'hypertrophie du tissu cellulaire et la déformation du visage qui en est le résultat, suffiront pour distinguer la lèpre des Grecs de la sypbilide tuberculeuse en groupes.

Cette dernière affection pourrait être bien plus facilement

prise pour un lupus tuberculeux. Pour éviter l'erreur, il faudra tenir compte :

1° Du siège de l'affection : Le lupus, bien qu'on l'observe aussi sur les membres, est plus fréquent à la face ;

2° De la couleur et de la consistance de l'élément éruptif : Le tubercule du lupus est livide, semi- transparent et moins consistant que celui de la sypbilide, dont la teinte est gris sombre ou terne plombée ;

3° Des cicatrices : Celles du lupus sont plissées, bridées comme les cicatrices de la brûlure; tandis que celles de la sypbilide sont circulaires, d'un blanc mat et entourées d'une auréole cuivrée, cbacun de ces points blanc mat succédant à l'évolution d'un bouton.

Mais lorsque les tubercules du lupus présentent une couleur jaune cuivrée, qu'ils sont disposés en cercles ou en anneaux, le diagnostic peut présenter de sérieuses difficultés. On s'aidera, en pareil cas, des antécédents du sujet, de la marche de l'affection, etc., et des symptômes concomitants.

Le molluscum, dont les éléments ne sont jamais groupés, ne pourra pas, par conséquent, en imposer pour une sypbilide circonscrite.

La sypbilide tuberculo- squameuse se distingue de la roséole squameuse par l'épaississement plus marqué des plaques sur lesquelles reposent les squames, et par la largeur et l'adhérence plus grande de ces dernières.

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