‹ Leconte de Lisle Adaptateur de l'OrestieChapitre 13 sur 43 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

La Reine est sortie. Les deux vieillards se confient les appréhensions qui les troublent. Cette scène emprunte fort peu de chose au chœur qui, dans {gamemnon, remercie Zeus et célèbre sa justice. A Ja fin, des acclamations annoncent le retour du Roi.

Le coryphée invoque les Rois Olympiens, comme dans Eschyle, « Zeus, Roï. » (1). Malgré les paroles rassurantes de la Reine, une terreur « hérisse sa chair. » L'image est biblique, du. moins, autant que grecque. (2). ;

Eurybatès aussi n'ose se réjouir du retour d’Agamemnon, « le Dompteur de chevaux ». (Encore une épithète homérique). Tous deux croient voir paraître des fantômes irrités. La vision des ombres échevelées « des vieux chefs », a quelque chose de romantique; on peut cependant songer à l’hallucination de Cassandre ‘cehz Eschyle (3). Lorsque Leconte de Lisle prend le ton élégiaque pour pleurer Iphigénie, il reste toujours inférieur au grec. Il traduit de façon banale un détail vivant : « Souvent elle avait charmé chez son père, les beltes tables de l'appartement des hommes ». (4). Ce trait de mœurs est rappelé très vaguement par cette expression : « … au milieu des délices nourrie. »

() Agamemnon, 355.

(2) cf. pourtant 975-977.

(35) Agamemnon, '1.178-1.199.

(4) id.’ : 212-244,

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