‹ Leconte de Lisle Adaptateur de l'OrestieChapitre 16 sur 43 · LITE · texte numérisé non relu

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conte de Lisle pour ennoblir le nom d’une partie trop basse. (1).

- Le Roi répond avec la dignité convenable. Comme dans la tragédie grecque, il est sympathique parce que la victoire ne le grise pas, et qu'il se défend de provoquer la celère des dieux par son orgueil. Comme dans le grec, il salue Argos, (mais en la parant d'une charmante épithète : de lumière fleurie), (2) et les dieux nationaux (3). Il indique leurs noms avec précision : Zeus, Hermès, Apollon. Il ajoute :

Je vous salue, amis divins des Atréides,

Qui dans l’épais filet patiemment tendu

Avez amioncelé tout un peuple éperdu,

ET qui faites encore au milieu des nuits sombres, La tempête du feu gronder sur ses décombres. !

La comparaison du filet, courante dans la langue des tragiques grecs, est affectionnée de Leconte de Lisle. Les derniers vers ne rendent pas complètement le tableau pittoresque d'Eschyle : « Des vents de colère soufflent ; et, mourant elle-même, la cendre chasse au loin les tourbillons épais de la richesse (évanouïe). » (4).

Agamemnon se tourne ensuite vers sa femme. Ii est plus bref et plus sévère que chez Eschyle, mais il parle avec plus de tact. Il ne lui reproche pas la longueur de ses discours ; il ne l’accuse pas de vouloir lui donner des façons efféminées. (3). Mais il

(1) Agamemnon, 906-907. è

(2) On retrouve le même hémistiche dans un poème de M. Anatole France,

(3) Agamemnon, 810-811.

(4) id. 819-820, (6) id, 918

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