‹ Leconte de Lisle Adaptateur de l'OrestieChapitre 2 sur 43 · LAVE · texte numérisé non relu

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le parricide d'Oreste. (Bref, c'était « plus que grec... barbare ! » On appelait Shakespeare à la rescousse pour redoubler «les épouvantements d’Eschyle. ». Leconte de Lisle n'avait-il pas vu le vieux tragique « à travers le livre de Victor Hugo, qui s’est peint lui-même sous les traits prodigieux du poète grec ? »

ET la conservation des noms grecs sous leur forme primitive, quelle affectation ! ‘quel charlatanisme ! « Fendre Poseidône est ridicule ».. « Avoir un bœuf sur la langue répond à peu près à notre locution : on lui a fermé la bouche iavec un billet de mille (1). Mais quelle nécessité de ‘transporter en français cet idiotisme ? ». :

La conclusion était assez sage : « Les vieilles légendes grecques ne sont pas déjà si faciles à comprendre, sans qu'on les embrouille encore de ces difficultés de langue... M. Leconte de Lisle a passé le but. »

Le rédacteur du Larousse, qui ne lisait pas toujours les pièces dont il rendait compte(2), fut seul à juger que, si le drame avait été froidement accueilli, c’est « qu'une traduction aussi 'littérale ne pouvait longtemps captiver le publie » (3) ; même les admirateurs passionnés de ‘Leconte de Lisle lui reprochèrent d’avoir sacrifié trop aisément à la convention la plus fade et la plus surannée en s’efforçant d'ennoblir le vieux maître, qu’il ne rendait souvent, qu'im-

{) Voir, sur cette interprétation inexacte et triviale, 1es judicieuses réflexions de M. Pierron dans sa traduction d'Eschyle,

{2) On peut constater, en effet, que les personnages, 1cs péripéties et même jes ‘données d’une pièce, sont souvent défigurés dans l'analyse du Larousse (cf. par exemple, Le Trésor de Coppée).

(3) Supplément du Larousse ; article Wrinnyes.

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