ALPHONSE DAUDET
LE CHANT PARTOUT, Exercice sur les voyelles nasales.
Le chant est instinctif chez la plupart des êtres vivants : il exprime tantôt la gaîté ou la joie, tantôt la tristesse ou la douleur.
Dès le point du jour, écoutez le gazouillis des petits
oiseaux près de votre maison. À l'entrée du bois, les trilles éclatantes du rossignol dominent tous les chants de la forêt. Sous l’herbe du chemin, le grillon cadence de ses notes a guës, le murmure qui s'élève du milieu des blés et des prairies.
Pour l’homme, le chant est un besoin. ‘ Que fait | laboureur matinal en traçant ses pnibles sillons, le dili gent moissonneur au milieu des plines brûlantes, l’industrieux vigneron sur les coteaux qu'il cultive? Que fait le berger toujours errant avec son troupeau ? Que fait sur le : age le pêcheur impatient ? Que font tant d’autres mortels voués à la solitude ou au malheur ?
“ Ils chantent, et par le chant ils écartent le eh: erin : ils semblent faire hâter le temps, ils abrègent les heures trop lentes.
re me
Alphonse Daudet (1840) poète, un des maîtres du conte et du roman ; il a composé sur les enfants des pièces charmantes de bonhomie, de malice et de naïve
Le solitaire ennuyé chante dans son désert, le voyageur dans l'horreur des bois, l’exilé dans sa retraite, le captif dans ses fers, le prisonnier dans ses ténèbres, l’esclave dans les mines et dans les carrières: du centre de la
terre, où il est enseveli viVant, ses chants s'élèvent jusqu’à la région du jour.
Questionnaire. — Qu’exprime le chant 1— Qu'est-il
pour l’homme ?— Comment le chant abrègetil les heures trop lentes ?
Explications, — Plaines brûlantes— Point du jour.— Chant instinctif.—Trilles éclatantes du rossignol. —Résion du jour.
RIEN NE VAUT UNE BONNE ACTION, Exercice sur A aigu, Ë, O aigu.
— Grand-père, nous voilà tous les quatre: nos vacances ont commencé hier, et nous avons voulu venir vous voir tout de suite.
—C’est bien, mes petits amis ; avez-vous eu des prix ?
— Certainement, grand- père, tous sans exception. Louis en a eu deux, et trois accessits. Marie a été nommée cinq fois, Paul a eu ‘trois premiers prix. Et moi
—Eh bien, et toi, Marguerite ?
..—J’ai'eu...…. le prix d'honneur!
— C’est parfait, mes enfants, vous me rendez bien heureux. Pour vous récompenser de VOs'succès, je vais vous donner à chacun unie belle pièce d'or; vous serez libres d’en disposer comme vous voudrez. Seulèment, vous me direz dimanche prochain l'emploi que vous en aurez fait.”
Au jour indiqué, chacun prit la parole.
Louis s'exprime ainsi:
“ J'avais besoin d’un buvard et d’un dictionnaire ; je me suis procuré ces deux objets.
voyageur le captif l’esclave re de la ent jus-
—Qu'est-il es heures
— Chant du jour.
nos vanir vous
8 prix ?