‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 108 sur 190 · PT AE · texte numérisé non relu

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l’on s’assemblait, soit pour entendre son Moïse, soit pour uoûter des pages détachées de ses Mémoires.

Lamartine, avec un relief plein de malice, a peint ces assises du beau monde, présidées par celui qui fut René. ! Il décrit ameublement de la chambre et n’oublie pas l’objet qui en faisait l'ornement principal, une toile peinte par Gérard, représentant Corinne au cap Misène, puis il ajoute :

“Au-dessous du tableau de Corinne figurait M.

de Chateaubriand, dont on nentrevoyait der-rière les paravents et les fauteuils des femmes, que la tête olympienne, |

“Cette tête attirait et pétrifiait les yeux ; des cheveux soyeux et inspirés, sous la neige, un front plein et rebombé de sa plénitude, des yeux noirs comme deux charbons mal éteints par l’âge, un nez fin et presque féminin par la délicatesse du profil; une bouche tantôt pincée par une contraction solennelle, tantôt déridée par un sourire de cour plus que de cœur; des joues ridées comme les joues du Dante, par des années qui avaient roulé dans ces

1. Chateaubriand s’est peint dans René; c'est aussi le portrait de la jeunesse de son temps.

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