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Jolliet et Marquette descendent une partie du Mississipi (1673) et n’y retournent plus.
La Salle (1682) parcourt ce fleuve nouveau. Il s’épuise en efforts stériles pour fixer des colons sur ses bords.
DuLuth, Hennepin, Perrot s’avancent (1680) dans le pays des Sioux sans créer de ces colonies vivaces qui servent de noyaux à des provinces ou à des États se maintenant par leur vie propre.
Tous ensemble ils ont semé les germes de ce que nous voyons, mais aucun d'eux n’a pu se dire en mourant qu'il avait rangé à jamais sous l’étendard de la civilisation un nouveau coin de terre que la barbarie ne recouvrerait pas. Ce sont des Jacques Cartiers,—des découvreurs officiels, rien de plus.
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Quelle différence avec Champlain et La Verendrye!
Le Saintongeois trouve une assiette qui convient à un royaume, Ses plans sont dressés, Il est assez fort pour en commencer l’exécution, Son génie embrasse l'examen de toutes les parties du problème ; le sol, le climat, les sauvages, la traite, l'administration, rien n'échappe à sa prévoyance, —et il calcule si juste, travaille si bien, que tout vient à point réaliser ses espérances. Décu à plusieurs reprises, il reprend vigueur, et oblige en quelque sorte les événements à lui obéir, Il rend son âme à Dieu après avoir imposé sa volonté aux hommes,
Le Trifluvien demande que la Nouvelle-France s’étende jusqu’à la mer de l'Ouest. On a vu des miracles de patriotisme et d’activité.sous Champlain et ses successeurs, il
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ne s’agit que de recommencer. Après avoir été les premiers dans l'Est et le Sud, il faut que les Canadiens devancent les autres races dans l'Ouest. Le gouvernement protestera qu'il n’a pas d'argent, pas d'hommes, pas de projets, qu’importe! Le courage, le dévouement, le génie tiendront lieu de tout cela. Il n’est pas bon que l'Amérique du Nord reste étrangère à l'influence francaise ! Portons nos avantpostes au pied des montagnes Rocheuses, le roi sera forcé de nous y suivre. Le gouverneur de Québec commandera un empire grand eomme la Russie : nos colons de la Rivière- Rouge et de la Saskatchewan se croiront toujours domiciliés dans le voisinage des Trois-Rivières. La Verendrye traverse toutes les épreuves de cette situation exceptionnelle et quand il meurt le Nord-Ouest est à nous.
Un siècle après Champlain, on ouvrit les yeux sur ce qu'il avait fait. Un siècle après La Verendrye, notre Canada élargissait politiquement ses frontières, selon les plans hardis du découvreur et fondateur du Nord-Ouest. Qu’étaient donc les deux hommes, enfants du travail, qui avaient préparé de la sorte les voies de l'avenir? De simples patrictes aux vues lares, aux idées claires, joignant à ces dons du ciel les ressources d’une éñergie surhumaine, Tous deux rendirent compte au Créateur d’une carrière fructueuse dont les étapes avaient été marquées par la résis-
tance de ministres aveugles appuyant de petits intérêts,
coalisés sous l'inspiration de l'égoïsn\e et de l'indifférence. Oui, tant que le Canada remortera vers ses origines, deux noms, deux grands exemples se réuniront pour lui
\ rappeler que, à un momen’ + 1préme, il s’est trouvé des
hommes doués de la facuité Strange de prévoir l’avenir et
L de lui préparer le ter’air.
Notre fin de siècle est remarquable par la reprise de l'étude de la géographie et les travaux de découverte qui s’opèrent sur plusieurs points du globe. Toutes les ressources de la civilisation sont mises entre les mains des chercheurs de l'inconnu. Il y a gloire et profit pour ces derniers, s'ils parviennent à trouver du nouveau, c’est-à-dire combler un vide quelconque sur la carte. Cette conduite fait honneur aux hommes d’à présent ; aussi combien elle est différente de celle que tenaient autrefois les ministres et le public en général, à l'égard des courageux révélateurs du continent américain! Nous ne devons pas oublier eux qui, avec les moyens les plus minces, ont accoiipli de grandes choses, et si nous honorons leurs imitateurs plus fortunés, sachons au moins retirer de l'oubli les pauvres grands hommes à qui nous devons tant de reconnaissance.
BENJAMIN SULTE, ! Pages d'histoire du Canada.
QUESTIONS.—Définissez le mot “ notes.’ —Quelle différence entre les mots ‘notes et remarques ” ?—Remplacez le mnt galerie par un autre équivalent.—Québec et Ontario ont-il: toujours été désignés sous le nom de provinces ?—Indiquez ji: situation géographique et les divisions actuelles du Nord-Oussi et du Nord-Est.—Qu'est-ce qu’un athlète ? Et pourquoi Champlain et de La Verendrye sont-ils nommés athlètes ?—Quelle différence entre ‘‘ explorer et découvrir’ ?—Où se trouve le luc Supérieur ?—Où La Verendrye trouva-t-il les limites du monde ? —Que savez-vous du sieur des Groseilliers ?—Expliquez ceite comparaison de nos ancêtres avec les Livingstones et les Stanleys ?—Pourquoi dire ici ‘chacun sa part”’ et non ‘chacun leur part’”’?—Qu'est-ce qu’une pléiade ?—Qu'était-ce que 1: compagnie de la baie d'Hudson?—Indiquez quelques ex;:°ssions que l’on ne comprend pas bien.
1, M. SULTE est un de nos premiers écrivains canrdiens, et peut-être celui qui a le plus écrit sur le Canada,
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