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‘qui paraissent avoir existé, dans les ‘temps pré-historiques, entre le Nouveau- ‘* Monde et l’Europe. ”
Mais quand mème cette preuve ne pourrait jamais être faite à la satisfaction du monde savant, il sera toujours facile de s'expliquer comment ces rapports ont pu naître et se maintenir entre l'Asie et l'Amérique par le Pacifique, entre l'Europe et l’'Amériqne par l'Atlantique. Prenons une carte géographique, et jetons les veux, d'abord, sur les côtes du Pacifique. Les Aléoutiennes et les milliers d’autres iles, parsemées ça et là à leur suite, ne formentelles pas une chaine ininterrompue entre les deux rives du grand Océan ? On peut aller de la Chine en Amérique, par les îles du Japon, les Kouriles, la côte du Kamtschatka, les iles Aléoutiennes et l'Alaska, sans perdre jamais la terre de vue plus de quelques heures. Ne sont-ce pas là autant de stations successives vers lesquelles le hasard ou l'esprit d'aventure a pu conduire les habitants de l'Asie ? Cette thèse est d'autant plus plausible que l'on à trouvé une similitude frappante entre l'architecture des temples de l'Asie septentrio
nale et celle des monuments antiques du Mexique, dont nous venons de parler, et entre les idiomes des peuples établis sur les bords opposés du Pacifique. Ainsi, les langues mexico-guatémaliennes fourniraient des racinss au latin, même au sanscrit, et il y a une ressemblance évidente entre les anciens mythes religieux des deux mondes ; les mêmes attributs principaux se retrouvent dans les divinités du Mexique et dans celles de l'Egvpte.
la Grèce et l'Asie-Mineure.
Voyons maintenant la carte de l'Atlantique. Au nord de l’'Ecosse et à l’ouest de la Norvége, voici les trois groupes des îles Orcades, Shetland et Feroë, puis l'Islande, puis le Groënland, puis l'Amérique septentrionale : autant d'étapes créées par la nature, que les peuples du Nord ont par courues et où ils ont eu des établissements à une époque très-reculée. Lors même que ce dernier fait ne serait point acquis à l'histoire, la facilité relative des rapports entre ces diverses îles en rendrait la supposition vraisemblable.
Mais la science n’en est pas réduite à de simples conjectures ; les Sagas de l'Islande
syr lesquelles elle s'appuie, sont des récits que l’on s'accorde à reconnaitre comme authentiques etvéridiques. ‘Leurs auteurs, dit Gravier, les vieux islandais, n'avan- + caient rien au hasard, ne suppléaient pas + d'imagination à l'absence de documents - certains.” Les recherches archéologiques poursuivies dans le Danemark, la Norvége, l'Islande, le Groënland et FAmérique ont d'ailleurs prouvé leur exactitude.
Nous allons voir que, de fait. les Normands (hommes du nord) ont atteint | Amérique par la route que nous venons de retracer, qu'ils s’y sont établis près de cinq siècles avant l'expédition de Christophe
Colomb, et qu'ils ont trouvé le continent
déjà occupé pa. des races rouges, venues vraisemblablement de PAsie par le Pacifique.
Plusieurs auteurs croient que les Phéniciens ont franchi les premiers les colonnes d'Hercule, c’est-à-dire le détroit de Gibraltar, mais la plus ancienne. expédition à travers l'Atlantique dont il reste des documents certains, est celle de Pythéas qui
partit de Marseille, sa ville natale, vers l'an 340 avant Jésus-Christ, côtoya la rive nord &e la Méditerranée, contourna l'Espagne, | suivit les côtes de France, et pénétra dans la Manche. Un de ses compatriotes, Euthv- j menès, fit simultanément une exploration Le long des côtes d'Afrique, ce qui permettrait de supposer que tous deux étaient envoyés par la ville de Marseille.