‹ Lecture pour tous [microforme]Chapitre 25 sur 38 · D RS US · texte numérisé non relu

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A sou retour, Pythéas composa deux ouvrages, aujourd hui perdus, mais dont quelques parties nous ont été transmises par ses contradicteurs. Ces fragments permettent de croire qu'il se rendit jusque dans les environs du 63e parallèle, qui est la latitude des îles Feroë, où il se trouvait, dit-il. à sir jours de Thulé. L'ultima Thulae de Pythéas serait ainsi l'Islande.

Au rapport de Polvbe, cité par Strabon, il aurait écrit qu'au delà de Thulé on ne rencontre plus ni mer, ni terre, ni air, mais un masse concrète qui tient en suspension ces divers éléments et demeure inaccessible aux humains. Il se crut sur le bord de la platelorme terrestre,

En découvrant ainsi l'Islande, il ouvrait 4

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aux hommes du Nord le chemin de l'Amcrique. On sait par les ouvrages de Dicuil “que des moines irlandais eurent connaissance de cette expédition et de quelques voyages moins importants dont les historiens parlent en termes assez précis. Et Plutarque, racontant les explorations des Grecs dans l'Océan Boréal, dit qu'Ogygia est à l’ouest de l’Angleterre, à :: distance de cinq jours de navigation; que trois îles setrouvent au delà, dans la même direction. à une égale distance l’une de l’autre ; que la terre ferme est à cinq mille stades d'Ogygia : ‘on a eu, dit-il, anciennement opinion qu'elle est glacée; ” enfin que le Grand Continent forme une baie non moins étendue que le Palus Méotide. Dans cette description on trouve que les trois îles répondent aux Feroë, à l'Islande et au Groënland, et la grande baie à la mer de Bañffin ou à la baie d'Hudson.

En réalité tous ces récits laissent beaucoup à désirer; il faut arriver aux narrations des Normands pour trouver la clarté et l'authenticité parfaites.

* Liber de mensuré orbis terrz. Paris, Didot, 1807.

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Horace dit que le premier qui s’'aventura sur les mers devait avoir l'âme triplement blindée d’airain :

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