‹ Lectures a l'AcademieChapitre 126 sur 200 · ADIEUX DE JEANNE D’ARC · texte numérisé non relu

ADIEUX DE JEANNE D’ARC

« Et ton humble main de bergère « Couronnera ton jeune roi ! »

Saisissant un casque.

Le jour est arrivé, voici l’appel suprême!

Ce casque me vient de Dieu même !

En le touchant, en le pressant,

Je sens à flots dans ma poitrine Courir une flamme divine;

L’àme des chérubins a passé dans mon sang!

Retentis donc, cri de la guerre I Coursiers, frappez du pied la terre!

L’Anglais épouvanté, devant mon œil en feu Disparait du sol qu’il profane!

Je ne suis plus la faible Jeanne,

Je suis la messagère et l’instrument de Dieu!

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