‹ Lectures a l'AcademieChapitre 127 sur 200 · LE PRINCE LE DUC · texte numérisé non relu

LE PRINCE LE DUC

ALMÉRA LE TUEUR.

OZORIO ISABELLE. .

MM. Beauvallet.

Güyon.

Samson.

Mirecourt.

Marius.

Maillard.

Maubant.

Robert.

Mme Plessy.

La scène se passe au Mexique , vers 1809, à la fin de la guerre l'indépendance, où le Mexique s’affranchit de la domination espagnole.

Ce drame a été joué au Théâtre-Français en 1845. Il obtint un brillant succès de première représentation, et le jugement de la presse lui fut très-favorable. Pourtant il n’attira pas le public. Qui avait tort? le public ou l’auteur? L’auteur. L’ouvrage était trop long et trop sévère, surtout à cause de sa longueur. Raccourci, tel que je le présente aujourd’hui, il renferme, je crois, la peinture d'une passion éminemment dramatique, et qui n’a pas été représentée sur le théâtre. On a peint l'ambition , la fureur du jeu, la fureur de l'amour, mais jamais, du moins que je sache, on n’a peint la passion de la guerre. Napoléon a dit : J'aime la guerre en artiste. Ce mot est significatif. Il y a, en effet, deux choses dans presque tous les grands capitaines : le génie de la guerre, qui fait d’eux des héros, des défenseurs de leur pays, quelquefois des bienfaiteurs publics; puis l’amour de la guerre, qui peut en faire des fléaux s’ils sont tout-puissants, des traîtres à leur cause ou à leurs principes

s’ils sont inactifs. Un grand général oisif est capable, je le crains, de tout bouleverser, ou de tout abjurer, pour faire une belle campagne. C’est là ce que j’ai voulu peindre dans ce drame : l'àme d'un homme de guerre supérieur, condamné à l’inaction, dévoré par l’inaction, perdu par l’inaction.

Mes juges de 1845 avaient trouvé que ce' tableau ne manquait ni de nouveauté, ni de force : c’est ce qui m'a décidé à le joindre ici à celles de mes œuvres poétiques qui m’ont paru le moins imparfaites.

GUERRERO

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