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SCÈNE PREMIÈRE

D. LOPEZ, D. ALMÉRA.

ALMÉRA.

Pourquoi, cher Don Lopez, le jeune vice-roi Vient-il de Mexico dans Véra-Cruz? Pourquoi Rassembler le conseil au palais de mon père ?

Le rassembler soudain ? le soir? avec mystère? Mander les généraux; pourquoi?...

D . LOPEZ, souriant.

Vous savez bien

> Qu’en affaires d’État je ne sais jamais rien.

ALMÉRA.

Vous que le prince appelle à ses conseils intimes!

1) . LOPEZ. souriant.

C'est pour cela.

GUERRERO

ALMKHA.

Son maître !

Une de mes maximes

Fut de lui bien apprendre à garder ses secrets.

ALMÉRA.

Est-ce qu’un Bolivar surgit dans nos forêts?...

Il en surgit toujours. Tel est le caractère De cette interminable et furieuse guerre,

Qui, de la liberté relevant le drapeau,

Au joug du moode ancien dispute le nouveau ;

Dont la fureur éclate en cent et cent provinces;

Qui compte autant de chefs que leurs tribus de princes :

Guerre qui durera trente ans, et finira

Par coûter l’Amérique aux rois de l’Alhambra.

ALMÉRA.

Ici, du moins, la paix semble vouloir renaître.

Halte d’un jour. Torrez et Castanos le prêtre Sont tous deux fusillés ; mais ces chefs belliqueux Laissent un successeur plus redoutable qu’eux,

Un rude enfant du sol qui n’a pas' dans les veines Quatre gouttes de sang qui ne soient mexicaines...

Un visage cuivré...

ALMERA, arec agitation.

Taisez-vous, taisez-vous !

Un reste du vieux peuple exterminé par nous,

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