ÏLIV NOTICE SUR LA VIE ET L UELVHE
ces et ne rapporta pas à Tauteur moins Je 500,000 francs.
Cependant M. de Villèle était enfin lumbé 'o janvier 1828); et Tavénement d'un ministèr'. libéral avait valu à Chateaubriand l'ambassade de Rome. Ce retour de fortune ne fut pas de longue dure'e. La chute de M. de Marti^^nac, l'arrivée aux affaires de M. de Polignac rendirent encore une fois Chateaubriand à la retraite. Il se trouvait à Dieppe quand parurent les ordonnances; le 28, il était à. Paris et faisait, pour relever la cause de Charles X ou tout au moins celle du duc de Bordeaux, de nobles et inutiles efforts. Il ne put que protester éloquemment à la Chambre des Pairs contre le vote qui déclarait déchue de ses droits la branche aînée de la maison de Bourbon : puis, très dignement, il donna sa démission.
Dès lors, son attitude fut celle d'un mécontent sans illusions, fidèle aux vaincus, plus par point d'honneur que par estime et sincère dévotion.
Un moment, on put croire qu'il allait rentrer dans la lutte. Il avait lancé en 1831 une très acerbe brochure politique : De la Restauration et de la monarchie élective : il se mêla bientôt ou se vil mêler, sans avoir recherché cet honneur ou cet embarras, aux intrifjjues des légitimistes. C'est ainsi qu'il accepta de transmettre aux maires de Paris l'offrande de la duchesse de Berry aux cholériques, et prit, après qu'elle eut été arrêtée et internée à Blaye, dans un Mémoire sur la captivité de la duchesse de Berry, la défense de la prisonnière. Il fit plus : il se chargea pour elle d'une singulière mission, « la dernière et la plus glorieuse de ses ambassades » : il alla porter au roi Charles X et à la Dauphine la déclaration du mariage de la duchesse avec le comte Lucchesi-Palli et demander pour elle le maintien de son titre de princesse royale et de ses droits de mère. Ii vit le roi à Prague, il vit la dauphine : il ne rapporta que de vagues promesses. Une seconde mission le ramena à Prague. Il venait représenter la duchesse à la déclaration de majorité du jeune duc de Bordeaux 11 en revint pour toujours déçu et aigri : il rentra dans lii retra:te et ne sortit plus de son silence.