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Expression biblique

5. On s.iisira toute la justesse de l'image si l'on se rappelle que l'armée des Germains s'est formée en triangle. Ce que le poète compare il la proue d'un aarlre, c'est l'anjjlc da ca i-'iangle qu'ils opposent aux Gaulois.

vent contraire, rejette de ses deux bords les vagues qui fuient et murmurent le long de ses flancs. Non moins braves, et plus habiles que les Gaulois, les Grecs font pleuvoir sur les Sicambres une grêle de flèches ; et reculant peu à peu sans rompre nos rangs, nous fatiguons les deux lignes du triangle de l'ennemi. Comme un taureau vainqueur dans cent pâturages, fier de sa corne mutilée et des cicatrices de sa large poitrine, supporte avec impatience la piqûre du taon, sous les ardeurs du midi; ainsi les Francs, percés de nos dards, deviennent furieux à ces blessures sans vengeance et sans gloire ^ Transportés d'une aveugle rage, ils brisent le trait dans leur sein, se roulent par terre, et se débattent dans les angoisses de la douleur.

« La cavalerie romaine s'ébranle pour enfoncer les Barbares. Clodion se précipite à sa rencontre. Le roi chevelu^ pressait une cavale stérile, moitié blanche, moitié noire, élevée parmi des troupeaux de rennes et de chevreuils, dans les haras de Pharamond : les Barbares prétendaient qu'elle était de la race de Rinfax, cheval de la Nuit, à la crinière gelée, et de Skinfax, cheval du Jour, à la crinière lumineuse ^ : lorsque pendant l'hiver elle emportait son maître sur un char d'écorce sans essieu et sans roues*, jamais ses pieds ne s'enfonçaient dans les frimas ; et, plus légère que la feuille de bouleau • roulée par le vent, elle effleurait à peine la cime des neiges nouvellement tombées.

'< Un combat violent s'engage entre les cavaliers sur les deux ailes des armées.

« Cependant la masse effrayante de l'infanterie des Bar-

1. Sans rengeance, car l'ennemi esl (rop éloigné; sans gloire, car do p:ireillef blessures ne montrent mfime pas qu'ils l'aient affronté.

2. Tacite nous apprend que los Suèves portaient les cheveux relevés et noués nu sommet de la tète en rrinii^re de cheval, o Les cliefs, ajoute-t-il, prenaient un soin particulier do liur chevelure et la laissaient flotter de toute sa longueur. » C'est cot usage qui était passé aux " rois chevelue ■ des trilius de l'Ouest.

3. Consultez les ICdda, Vlnlroiluction à l'Histoire du PancmarA- et Sa.\o Gr.-immnlicus. (Not&dc Chaleaubriaiul.)

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