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3. Cf. V Examen des Marlyrs par Chateaubriand ; « J'ai peu puisé chez les anciens pour les comparaisons; celles des .yarlyi'S m'appartiennent presque toutes. Les pcrsounos dont le jugement fait ma loi pensent que c'est peut-être, avec les transitions, la partie la plus soignée de l'ouvrage. On paraît surtout avoir remarqué la comparaison du lion dans la bataille des Francs, » etc.

4. La comparaison de Mérovée :nec un lion se contente d'une analogie d'ensemble sans exiger la ressemblance de chaque trait particulier. Remarquons toutefois un rapport frappant entre la crinière qui u retombe des deux côl''s du cou » et la chevelure des chefs germains, celte chevelure « ramenée en avant sur leur poitrine et semblable à du sang et à du feu ■>.

LES MARTYRS 20i .

« Chef à la longue chevelure*, je vais t'asseoir autrement sur le trône d'Hercule le Gaulois'. Jeune brave, tu mérites d'emporter la marque du fer au palais de Tentâtes 3. Je ne veux point te laisser languir dans une honteuse vieillesse.

« — Qui es-tu? répondit Mérovée avec un sourire amer : es-tu d'une race noble et antique? Esclave romain*, ne crainstu point ma framée ^?

« — Je ne crains qu'une chose, repartit le Gaulois frémissant de courroux, c'est que le ciel ne tombe sur ma tête ^.

« — Cède-moi la terre, dit l'orgueilleux Sicambre.

« — La terre que je te céderai, s'écria le Gaulois, tu la garderas éternellemenf. »

« A ces mots, Mérovée, s'appuyant sur sa framée, s'élance du char par-dessus les taureaux, tombe à leurs têtes, et se présente au Gaulois qui venait à lui.

< Toute l'armée s'arrête pour regarder le combat des deux chefs. Le Gaulois fond l'épée à la main sur le jeune Franc, le presse, le frappe, le blesse à l'épaule, et le contraint de reculée jusque sous les cornes des taureaux. Mérovée à son tour laner son angon*, qui, par ses deux fers recourbés, s'engage dans le bouclier du Gaulois. Au même instant le fils de Clodion bondit comme un léopard, met le pied sur le javelot, le presse de son poids, le fait descendre vers la terre, et abaisse avec lui le bouclier de son ennemi. Ainsi forcé de se découvrir,

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