Bois de lance ou de pique
3. Le mot était bien plus fort dans la langue classique que dans la nôtre.
4. Cf. Tacite, Ann., XIV, xzx, et aussi la Vie de Marins de Plutarque.
5. N'oublions pas que le narrateur est Grec. Les bacchantes étaient des prêtresses do ISaccbus, ou des femmes qui, sans être prêtresses, se mêlaient aux premières pour courir les rues et la campagne avec des torches allumée.', les cheveui éparB, le thyrse à la main, en répétant le cri consacre : Evohél
et des chevaux ; plusieurs, se passant au cou un lacet fatal *, s'attachent aux cornes des bœufs, et s'étranglent en se faisant traîner misérablement. Une d'entre elles s'écrie du milieu de ses compagnes : « Romains, tous vos présents n'ont point été funestes ^ I Si vous nous avez apporté le fer qui enchaîne, vous nous avez donné le fer qui délivre ! » Et elle se frappe d'un poignard.
« C'en était fait des peuples de Pharamond, si le Ciel, qui leur garde peut-être de grandes destinées ^, n'eût sauvé le reste de leurs guerriers. Un vent impétueux se lève entre le nord et le couchant : les flots s'avancent sur les grèves ; on voit venir, écumante et limoneuse, une de ces marées de l'équinoxe*, qui, dans ces climats, semblent jeter l'Océan tout entier hors de son lit. La mer, comme un puissant allié des Barbares, entre dans le camp des Francs, pour en chasser les Romains. Les Romains reculent devant l'armée des flots ^; les Francs reprennent courage : ils croient que le monstre marin, père de leur jeune prince '^, est sorti de ses grottes azurées pour les secourir. Ils profitent de notre désordre; ils nous repoussent, ils nous pressent, ils secondent les efforts de la mer. Une scène extraordinaire frappe les yeux de toutes parts : là des bœufs épouvantés nagent avec les chariots qu'ils entraînent ; ils ne laissent voir au-dessus des vagues que leurs cornes recourbées"', et ressemblent à une multitude de fleuves « qui auraient apporté eux-mômes leurs tributs ù l'Océan ; ici les
\. Expression surnnni'o île la langue « noble t.. t. Cette phrase forme un alexandrin.
3. Deux siècles après, les Francs étaient maîtres de la Gaule.
4. Cf. une scène analogue et sur la même cAte, dans Tacite, Annales, I, m.