ainour do Tymodocéu
2. Pour soustraire Cymodoeôe aux porsocutions de HléroclèB, sou père l'a envoyée à Jérusalem. Arrivéo à Joppé, elle s'fsl réunie à une troupe de pèlerins >iu> devali.'ut partir uu poiutilu Juur pour la ville suiute.
220 LA VIE ET L œUVRE DE CHATEAUBRIAND
de Jacob lorsqu'elle quitta ses pères, emportant ses dieux domestiques. Dorothée^ et ses serviteurs marchaient aux côtés de la fille de Démodocus, et veillaient aux pas de son chameau.
On quitte les murs de Joppé, qu'embellissent des bois de lentisques et de grenadiers semblables à des rosiers chargés de pommes rouges; on traverse la plaine de Saron, qui, dans l'Écriture, partage avec le Carmel et le Liban l'honneur d'être l'image de la beauté : elle était couverte de ces fleurs dont Salomon, dans toute sa pompe royale, ne pouvait égaler la magnificence^. Bientôt on pénètre dans les montagnes de Judée par le hameau qui vit naître l'heureux coupable à qui Jésus-Christ promit le ciel sur la Croix 3, Les pieux voyageurs vous saluèrent aussi, berceau de Jérémie^, vous qui respirez encore la tristesse du prophète des douleurs ! Ils franchissent le torrent qui fournit au berger de Bethléem ^ les pierres dont il frappa le Philistin ; ils s'enfoncent dans un désert où des figuiers sauvages, clairsemés, étalaient au vent brûlant du midi leurs feuilles noircies. La terre, qui jusque-là avait conservé quelque verdure, se dépouille; les flancs des monts s'élargissent et prennent à la fois un air plus grand et plus stérile : peu à peu la végétation se retire et meurt ; les mousses mêmes disparaissent; une teinte rouge et ardente succède à la pâleur des rochers. Parvenus à un col élevé, tout à coup les pèlerins découvrent un vieux mur surmonté de la cime de quelques édifices nouveaux. Le guide s'écrie : « Jérusalem ! *> » et la troupe, soudain arrêtée par un mouvement involontaire, répète : « Jérusalem! Jérusalem I »
A l'instant les chrétiens se précipitent de leurs cavales ou