‹ Lectures choisiesChapitre 117 sur 145 · Monlaijne de Messénie · texte numérisé non relu

Monlaijne de Messénie

« Mais d'où vient qu'en voulant chanter comme la fauvette, je soupire comme la flûte consacrée aux morts? Je suis pourtant revêtue de la robe nuptiale; mon cœur sentira les joies et les inquiétudes maternelles; je verrai mon fils s'attacher à ma robe, comme l'oiseau timide qui se réfugie sous l'aile de sa mère '. Eh ! ne suis-je pas moi-même un jeune oiseau ravi au sein paternel?

« Que mon père et mon époux tardent à paraître ! Ah ! s'il m'était permis d'implorer encore les Grâces et les Muses ! Si je pouvais interroger le Ciel dans les entrailles de la victime I Mais j'offense un Dieu que je connais à peine * : reposons-nous sur la Croix. »

Page 1