‹ Lectures choisiesChapitre 121 sur 145 · Affluent de l'Hermus · texte numérisé non relu

Affluent de l'Hermus

8. Cf. l'entrevue d'Abeii-IIarac;t et de Blaiica dans l'AUiainbra, pages 247 soa-

tères, qu'elles viennent fermer pour moi le livre de la Poésie, et m'ouvrir les pages de l'Histoire '. J'ai consacré l'âge des illusions à la riante peinture du mensonge : j'emploierai l'âge des regrets au tableaii de la vérité ^.

1. Cf. dans les Poésies ia strophe finale de celle qui est intitulée Z,e.s Alpes ou l'Italie :

L'histoire et le roman font deui parts de la vie

Qui sitôt se ternit :

Le roman la commence et, lorsqu'elle est flétrie,

L'histoire la finit.

2. « Illusion dernière, là encore où l'on se pique de prendre congé des illusions! H croyait entrer dans les portiques austères de l'histoire, il allait descendre dans l'arène enflammée de la polémique et dans les guerres de l'ambition... Il y a un moment solennel dans la vie : quand la jeunesse expire, et avec elle notre sensibilité première, notre imagination naturelle et facile. Sous une forme ou sous un« autre, tous les grands poètes ont senti cette lieure décisive et l'ont exprimée. Ce que Lamartine salue, en le quittant, sous le nom d'amour, de sensihilité et de tendresse, Chateaubriand le saluait sous le nom d'imagination, de Muse et ds poésie. » (Sainte-Beure.)

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