‹ Lectures choisiesChapitre 60 sur 145 · Auteur dii IWâlre des Grecs · texte numérisé non relu

Auteur dii IWâlre des Grecs

2. Kst-cc donc à « la fllle d'Agamemnon » quo nous nous intérrssons? Mai* d'ailleurs, si nous admirons plus l'Iphigénie de Racine, colle d'Kiu'ipide ne nous touchc-t-olle pas davantage? Chez Racine, ce n'est pas seulement comme chrétienne, c'est tout juste comme « fllle d'Agamemnon » qu'Iphigénie étouffe sa pn» sioD et l'amour de la vie.

mort, et cependant une victime qui se lamente sèche les pleurs qu'on versait pour elle. Le cœur humain veut plus qu'il ne peut; il veut surtout admirer : il a en soi-même un élan vers une beauté inconnue, pour laquelle il fut créé dans son origine.

La religion chrétienne est si heureusement formée qu'elle est elle-même une sorte de poésie, puisqu'elle place les caractères dans le beau idéal : c'est ce que prouvent les martyrs chez nos peintres, les chevaliers chez nos poètes, etc. Quant à à la peinture du vice, elle peut avoir dans le christianisme la même vigueur que celle de la vertu, puisqu'il est vrai que le crime augmente en raison du plus grand nombre de liens que le coupable a rompus. Ainsi les Muses, qui haïssent le genre médiocre et tempéré, doivent s'accommoder infiniment d'une religion qui montre toujours ses personnages au-dessus ou au-dessous de l'homme ^

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