Les périls d'une surprise en pays inconnu
7. La marque du grade de centurion était un bâton de sarment do vigne qui lui •ervuit à ranger ou à frapper les soldats. Tacite, dans le promier livredes Annales, parle d'un centurion que ses soldats avaient surnommé Cedo alteram (Donne-m'en un autre), parce qu'après avoir cassé sur leur dos un premier cep de vigne, il ne manquait jamais d'en demander un se:ond.
tinelle immobile qui, pour résister au sommeil, tenait un doigt levé dans l'attitude du silence, le cavalier qui traversait le fleuve 1 coloré des feux du matin, le victimaire 2 qui puisait l'eau^ du sacrifice, et souvent un berger appuyé sur sa houlette, qui regardait boire son troupeau*.
« Cette vie des camps ne me fit point tourner les yeux avec regret vers les délices de Naples * et de Rome ^, mais elle réveilla en moi une autre espèce de souvenirs. Plusieurs fois, pendant les longues nuits de l'automne, je me suis trouvé seul, placé en sentinelle, comme un simple soldat, aux avantpostes de l'armée. Tandis que je contemplais les feux réguliers des lignes romaines, et les feux épars des hordes des Francs, tandis que, l'arc à demi tendu, je prêtais l'oreille au murmure de l'armée ennemie, au bruit de la mer et au cri des oiseaux sauvages qui volaient dans l'obscurité, je réfléchissais sur ma bizarre destinée. Je songeais que j'étais là, combattant pour des Barbares'', tyrans de la Grèce*, contre d'autres Barbares dont je n'avais reçu aucune injure*. L'amour de la patrie se ranimait au fond de mon cœur. L'Arcadie se montrait à moi dans tous ses charmes. Que de fois, durant les