Un lies nombreux bras du Rhiu qui coupent le pays
2. Le victimaire préparait les couteaux, l'eau, les gâteaux du sacrifice. C'était aussi lui qui liait la bète ; puis, se tenant près de l'autel, le bras levé, il demandait au prêtre : « Agone? » (frapperai-jc?) et, sur la réponse : « Hoc aye » (frappe), il assommait ou égorgeait la victime.
3. C'est ayec cette eau que les prêtres se lavaient avant le sacrifice; ils en aspergeaient aussi les assistants pour les [lurificr.
4. Tout ce tableau est vu. Chateaubriand a au plus haut degré l'imagination des yeux. — « L'auteur des Martyrs avait assisté au siège de Tliionville, et il a reudu ses propres sensations durant les veilles nocturnes du camp dans le récit d'Eudore, quand celui-ci est aux avant-postes de l'armée roraaiuo sur les frontières de la Gei manie... Il est plus vrai sous le nom d'Iiudore qu'eu sou propre nom... Tels devicnucnt ses souvenirs, armés et vêtus à la romaine; telle devient la réalité rcllécliie dans cetlo imagination merveilleuse, N'adniirc7.-vous pas comme le tableau se compose et s'achève, comme de vingt traits épars observés un à un, puis rassemblés et groupes, il sait faire un tout où rien ne manque? » ^Sainlc-Bouve.)