L'ÉLÈVE QUE J'AIME
J'aime un élève pieux, toujours occupé, attentif, appliqué. Un tel élève trouve que les heures sécoulent trop rapidement, car le temps bien employé paraît court,
L'étude l'amuse, la lecture le délasse, le travail est un plaisir pour lui, et les exercices de piété ne le fatiguent jamais.
Il trouve tout facile, et il réussit dans les choses les plus compliquées.
J'aime un élève qui n’attache pas au succès plus d'importance qu’il ne faut, et qui ne recherche les premières places que par des moyens justes et honnêtes.
J'aime un élève qui ne cherche pas à thésauriser, c’est-à-dire à amasser, coûte que coûte, quelques gros sous, dans le seul but, parfois, de satisfaire plus aisément sa gourmandise.
J'aime un élève qui comprend que les bonnes
œuvres, comme celles de la Propagation de la Foi a k et de la Sainte-Enfance (a), ont besoin d’être en. à Fs couragées, et qui donne, chaque semaine, une re légère obole. Heureux de trouver en lui un M "€ reux qi (a) L'OEuvRE DE LA PROPAGATION DE LA Foi, dont le but est Oh! de « porter aux nations païennes ou idolâtres la lumière de M suadés l'Evangile et la grâce du salut, » n'existe que depuis soi- ment a xante-sept ans environ, et cependant le bien qu'elle a déj Son | produit est incalculable. En 1872, les recettes de l’œuvre heureu: À sa sont élevées à $1,064,502.57, dans les cinq parties du M Eonrar monde. Le diocèse de Québec a fourni seul plus de sité, lui [HET $8,000.00, sans compter les sommes qu'il emploie pour Cet é | (: F les missions canadiennes. Celui de Montréal, qui pourvois et un & | { Le aux besoins des missions du Nord-Ouest, de l’Orégon, etc. compas | | M ne s’est pas moins signalé dans cette œuvre de charité, des parc ÉHE ainsi que les jeunes mais dévoués diocèses des Trois-Ri. «Lar l | vières et de Rimouski. L | pp L'OEUVRE DE LA SAINTE-ÉNFANCE est l’apostolat des enfants Jours de FE HPEL chrétiens auprès des enfants de la Chine et des autres pays Dans FE infidèles, au nom et pour l’amour du Saint-Enfant Jésus: M chrétier | ip elle repose, comme on le voit, sur la charité des enfants. Ab! | Î Les associés sont obligés de réciter chaque jour un 4v Eh ! qui al l Maria et une invocation à la très-sainte Vierge en faveur qu'une ( | s des petits enfants infidèles, et de donner un sou par justice e jh mois. Les allocations faites aux diverses missions, en del || 1872, se sont élevées à plus de $350,000. Le Canade à ve: | | et les Etats-Unis fournissent annuellement environ 815,000. | Les établissements d'éducation qui se distinguent le plus 90 | sous ce rapport, au Canada, sont ceux de la Congrégation | de Notre-Dame, du Sacré-Cœur et des Frères des Ecoles Théo.
Chrétiennes,
vaincu q
les bonnes n de la Foi d'être enlaine, une n lui un
nt le but est à lumière de | depuis soi.
u'elle a déjà ; de l’œuvre
parties du ul plus de mploie pour qui pourvois
Jrégon, etc., |
de charité, es Trois-Ri.
| des enfants autres pays fant Jésus; les enfants, Jur un Ave e en faveur in sou par issions, en Le Canade ron 15,000.
1ent le plus ongrégation des Ecoles
cœur bon, compatissant, généreux, ses parents lui accordent volontiers, tous les dimanches, quand ils le peuvent, une petite gratification, qu'il se hâte de faire parvenir à de plus malheureux que lui-même,
Oh! oui, j'aime un tel élève, et soyez persuadés que le bon Dieu et ses camarades l'ai. ment aussi.
Son maitre le récompense ; sa mère, qui est heureuse de sa bonne volonté et de sa générosité, lui adresse de justes éloges. :
Cet élève se1a plus tard, peut-être, un savant, el un savant modeste : car la modestie est la ompagne ordinaire du savoir, ou pour me servir des paroles du Sage :
« La modestie et le vrai talent marchent tou-
jours de compagnie. »
Dans tous les cas, ce sera certainement un bon chrétien et un bon citoyen.
Ah ! que j'envie le sort d’un semblable enfant! Eh! qui ne l’envierait, si l'on considère surtout qu'une éducation ainsi basée sur la religion, la justice et l'honneur, est sans contredit la source de la vertu et le germe de tous les biens ?
Sep cree +