‹ Lectures courantes [microforme]Chapitre 87 sur 162 · PLUIE, NEIGE, ROSÉE · texte numérisé non relu

PLUIE, NEIGE, ROSÉE

Paul étant en promenade avec son père, le ciel se couvrit de nuages, et la pluie ne tarda pas à tomber ; ils allèrent s’abriter dans une ferme, où l'enfant, qui profitait de tout pour s'instruire, pria son père de vouloir bien lui enseigner d’où provient la pluie.

Celui-ci se fit un plaisir de le lui expliquer. « La surface du globe terrestre, lui dit-il, est recouverte, pour les deux tiers au moins, d’une immense quantité d'eau, formant les mers, les lacs, les étangs, les fleuves, les rivières...

« Par l'effet de la chaleur du soleil, ainsi que par l'effet des vents, une partie de cette eau se

change en vapeur et s'élève dans l'air; elle y est pour l'ordinaire invisible, et toutefois c'est elle qui nous apparaît sous la couleur d'azur qui décore le firmament.

« Or, s’il arrive qu’elle traverse des régions un peu froides, elle se condense et se réduit en petits globules, qui, gonflés d’air chaud, se soutiennent dans l'air ordinaire comme le feraient des ballons, et forment les nuages, ou, si c’est près de terre, les brouillards.

« il survient un nouveau refroidissement, les globules du nuage se réunissent, redeviennent des gouttes d’eau et tombent sous forme de pluie. Si l'air est assez froid pour congeler les globules, ceux-ci se cristallisent en se réunissant, et tombent sous forme de neige.

—Mais papa, demanda Paul, y a-til toujours de la vapeur d’eau dans l'air, et ne forme-t-elle que la pluie et la neige?

—Il y a toujours, répondit le père, plus ou moins de vapeur d’eau dans l'atmosphère, et ce n’est jamais qu’un ekcédant qui forme la pluie ou la neige ; cet excédant forme encore la rosée et la gelée blanche.

« La rosée se produit en temps. calme lorsque, Ja nuit, la terre se refroidit plus vite que l'air. Les vapeurs d’eau des régions inférieures se COndensent au contact du sol, et se déposent en gout telcttes.

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« Si le froid est considérable, ces gouttelettes se congèlent, et l’on a alors la gelée blanche, qui, généralement, est nuisible aux jeunes plantes.

« Pour préserver celles-ci, on les couvre d’un paillasson ou d’une toile légère : par ce moyen, elles ne se refroidissent pas plus vite que l’air, et par suite elles ne donnent pas lieu à la congélation ; d'autre part, les gouttelettes se déposent en grande partie sur le paillasson lui-même ou sur la toile.

« Tu le vois, mon enfant, tout dans la nature est admirablement ordonné; et il entre dans les desseins du Créateur que l’homme s’ingénie et travaille pour se garantir contre ce qui lui serait nuisible, et pour tirer, au contraire, le plus grand parti de ce qui peut lui être uti?, ;

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