‹ Lectures d'histoire ancienneChapitre 23 sur 70 · ATHÈNES · texte numérisé non relu

ATHÈNES

j Cicrûft : première fondation d'Athtes* p*r l§i Î5CÎ32» ig^p-

1 Uciis. — Cranaùs» H .j mmpiLictyon : création du conseil amphîrtvoniquç. fàa^J\W?u,\ <%^« ft Thésée : seconde fondation d'Attiènes. —Gouverne- [ibkô'iviti}}, I ^gj^j j)jvision des habiUnls en trois parties : Monta'

I gnards^ Riverains et Enpatrides.

\Codrns : son dévouement, et abolition de la royauté.

'ArcJiontat à vie (1070), neuf archontes : éponymt, roi, poli^ marque, et six tesmothètes.

Arcbontat jArchontat décennal (lo^), et annuel (C>8!i). (1070—593). port malheureux du peuple pendant l'archontat : lois de Dracon (654.) : fcnUitivc 'le (WloQ poiu" rétablir la royauté, mal» cheurs publics (Epiménidè).

1046 av. J.-C. DÉVOUEMENT DE CCDRUS. 107

/Son origine, son talent pour la poésie, premiers services.

\Ses lois : Révision des lois sur les dettes, valeur des monnaies fininn /KQ^^^ ) modifiée. — Division des citoyens en quatre classes; assemooiOQ {wo), < jjj^gg ^^ peuple. — Sénat de 400 membres; Aréopage. —

I Créations diverses.

\Eloignement de Solon : usurpation de Pisistrate.

Règne habile de Pisistrate.

Pisistrate V^W^^S"^ 6t Uippias, ses fils ; Aristogiton et Harmodius. ^Rfis; fils {^^''^i^'ions dans Athènes : domination de Clisthcnes et du parti ei ses u s. i populaire ; triomphe momentané àUsagoyas et des graads ; état de la ville vers Tan 500.

g I. — Commencements d'Athènes : royauté» arcbontat,

Athènes eut deux fondateurs, Cécrops et Thésée , dont il a été déjà question, pages 14 et 35. — A l'arrivée des Eoliens et des Ioniens, les Pélasges, ses habitants primitifs , se retirèrent sur les hauteurs {Montagnards) ou sur les rivages (Riverains) ; les vainqueurs se fixèrent dans la plaine et prirent le nom d'Etmatrides (gens de race illustre). C'est parmi ces derniers, divisés en Jdélanihid'es , Alcméonides, Pisistratides et Féonides , que furent choisis les rois d'Athènes, entre autres Codrus dont l'extrait qui suit atteste le dévouement (1045).

Royauté, — Dévouement de Codrus,

Athènes ne s*est point élevée, comme les autres villes, de l'état le plus humble au faîte de la puissance. Elle est peut-être la seule qui puisse rapporter à elle-même l'illustration de son berceau et l'éclat de sa puissance. Ce ne sont ni des étrangers ni un ramas d'aventuriers vagabonds qui l'ont peuplée, mais des hommes nés sur son sol et qui le cultivent encore, qui en sont sortis et l'habitent toujours. Les premiers, ils enseignèrent l'art de filer la laine, de faire du vin et de l'huile, et apprirent aux hommes, qui ne vivaient alors que de glands, à labourer et à ensemencer la terre. Athènes est, pour ainsi dire, le temple des lettres, de l'éloquence et de la politique. Avant le siècle de Deucalion, elle eut pour roi Cécrops. Il eut pour successeur Cranaûs^ dont la fille Atthis donna son nom àTAttique. Après Cranaûs régn2i Amphictyon^ qui le premier consacra la ville à Minerve et lui donna le nom d'Athènes. Sous le règne de ce prince, un immense débordement des eaux submergea la plus grande partie des peuples de la Grèce. Ceux qui survécurent s'étaient réfugiés au haut des montagnes, ou abordèrent sur des vaisseaux chez Deucalion, roi deThessalie. De là le préjugé aui fit de ce nrince le nère du genre humain. Le trône,

fM LECTURES D'iî'?T01RE ANCIENNE. — GRÈCE.

par ordre de succession, échut ensuite à Erechthée. Ce fut alors que Triptolème découvrit à Eleusis l'art de semer le blé, et que les Athéniens consacrèrent le souvenir de ce bienfait par des mystères et des fêtes nocturnes. Egée-y père de Thésée, régna aussi à Athènes (1). Après celui-ci, Athènes eut pour rois Thésée et Démophon^ son fils, qui secourut les Grecs au siège de Troie. D'anciennes inimitiés tenaient depuis longtemps divisés les Athéniens et les Dorions. Ces derniers, résolus de se venger par les armes, consultèrent l'oracle sur le succès de leur entreprise. L'oracle répondit qu'ils seraient vainqueurs s'ils ne tuaient point le roi des Athéniens. Avant de commencer les hostilités, on donna l'ordre aux soldats d'épargner ce prince. Codrus^ qui régnait alors à Athènes, instruit de la réponse de Toracle et du projet de l'ennemi, échange ses habits royaux contre des haillons, charge son dos de sarments, et pénètre en cet état dans le camp des Doriens. Mais, en. tentant de se faire jour à travers la foule, il est tué par un soldat qu'il avait blessé exprès d'un coup de faux. Les Doriens, reconnaissant le corps du roi, se retirent sans combattre, et les Athéniens furent ainsi délivrés de la guerre par le courage héroïque de leur roi se dévouant à la mort pour le salut de la patrie.

Après Codrus, et par honneur pour la mémoire de ce prince, il n'y eut plus de rois à Athènes. Le gouvernement de la république fut confié à des magistrats annuels (archontes).

Justin (2). — Histoires philip'piqv.es, 1. 2, s. 6. Traduction de M. Charles Nisard.

Archontat. — Dracon^ Cylon, Epiménide.

La forme de gouvernement établie par Thésée avait éprouvé des altérations sensibles : le peuple avait encore le droit de s'assembler, mais le pouvoir souverain était entre les mains des riches ; la république était dirigée par neuf archontes ou magistrats annuels, qui ne jouissaient pas assez longtemps de l'autorité pour en abuser, qui n'en avaient pas assez pour maintenir la tranquillité de l'Etat.

(1) Sur l'histoire de ce roi et les établissements politiques de son fils à Athènes, voir ci-dessus page 35.

(2) Pour Justin, voir les Lectures historiques, t. l, Orient.

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