‹ Lectures d'histoire ancienneChapitre 8 sur 70 · ANTIQUITÉS TROYENNES · texte numérisé non relu

ANTIQUITÉS TROYENNES

LITTÉRATURE ET ARTS. — Poésie : Agamemnon, les Coéphores et les Euménides, trilogie d'Eschyle ; Electre, Ajax, Philoctète, tragédies de Sophocle; Hécuhe, Andromaque^ les Troyennes, Electre, Hélène. Ipkigénie en Tauride, Oreste , Iphigénie à Aulis , les Héraclides , id. d'Euripide ; le Cyclope , drame satyrique d'Euripide ; les Troyennes, Agamemnon, tragédies deSénèque; Andromaque, Iphigénie, de Racine ; Oreste , de Voltaire ; Cassandre, de Schiller ; Iphi~ génie en Tauride, de Goethe-, Oreste, d'Alfieri; — Iliade et Odyssée, poëmes épiques d'Homère; Enéide, de Virgile. — Littérature : Té' témaque, de Fénelon ; Laocoon, de Lessing.

Peinture : Education d'Achille par le centaure Chiron , de Regnault; Jugement de Paris, par Rubens ; Enlèvement d'Hélène, par Guido Reni; sacrifice d' Iphigénie , par de La Fosse; Néoptolème et Ulysse enlèvent à Philoctète les flèches d'Hercule, de Fabre ; Ulysse remet Chryséis à son père, de Claude Lorrain ; Enée portant son père au milieu de l'incendie de Troie, par Carie Van Loo; Hector et Andromaque, de David ; Andromaque et Pyrrhus, de Guérin ; Polyxène devant le tombeau d'Achille, par de Ricci ou Rizzi ; Ulysse chez Circé, de l'Albane; Clytemnestre, de Guérin ; les Bemords d' Oreste, par Hennequin ; l'Apothéose d'Homère, d'Ingres, etc.

Sculpture : Laocoon (au Vatican), réplique de l'œuvre d'Apollodore dont l'original est perdu; mort d'Astyanax, groupe par Bartolini; Oreste réfwné à l'autel de Minerve, par Simart. — Musique : Paris et Hélène y Iphigénie en Tauride, Iphigénie en Aulidey Télémaque » de Gluck.

Antiquités troyennes (1),

Les fouilles qui viennent d'être si heureusement exécutées à Troie ont amené les résultats les plus complets et les plus curieux : elles ont naturellement soulevé de graves controverses et rencontré des sceptiques : la publication du savant rapport de M. Schliemann répond aux unes , et celles de son volumineux atlas aux autres. On peut juger aujourd'hui , ayant d'un côté à étudier le journal minutieux et érudit de l'heureux découvreur, et de l'autre à examiner les nombreuses planches représentant fidèlement des centaines d'ohjets-types mis à découvert.

Jusque dans ces derniers temps , la position topographique de Troie a été vivement discutée. Selon les anciens , auxquels se conforma la tradition locale , Troie aurait été bâtie sur la hauteur d'Hissarlick ; suivant les modernes , le village actuel de Bounar-Bachi s'élève sur son emplacement. D'autres , bien plus radicaux , propo-

(1) Par M. le docteur Schliemann , traduit par M. Rizos Rangabé. 1 vol. in-8°, avec atlas de 218 planches photographiques m-4". — Paris, Maisonaeuve. 1874.

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sent de reléguer Texistence de Troie et l'expédition achéenne dans le domaine de la fable. Des fouilles, dont l'initiative revient au comte de Ghoiseul-Goufïier, ambassadeur de Louis XVI , furent exécutées et fréquemment répétées depuis lui autour de Bounar-Bachi , sans amener aucune découverte significative. M. Schliemann a eu la pensée , bien simple , ce semble , de diriger ses recherches du côté du lieu indiqué par les anciens et par la tradition existante. Or, depuis trois ans , les travaux pratiqués avec persévérance sur la hauteur d'Hissarlick ont amené d'importants résultats.

On a reconnu l'emplacement d'une vaste ville entourée de remparts ; puis M. Schliemann a fait pratiquer vingt puits atteignant la roche. Les objets que l'on en a extraits montrent à la surface du sol un art romain assez avancé, et prennent, à mesure que l'on s'enfonce dans la terre , un aspect de plus en plus ancien , sans paraître dépasser le septième siècle avant notre ère. M. Schliemann croit pouvoir démontrer, à l'aide de ces innombrables fragments, soigneusement recueillis et notés par couches , l'existence successive de quatre villes.

Pour résumer clairement la situation , nous dirons qu'on trouve là les murailles de la ville que toute l'antiquité a nommée Ilion , et qui fut précisément fondée au septième siècle sur le lieu que l'on considérait universellement comme l'emplacement de Troie. Deux mètres de décombres représentent cette cité; au-dessus, quatorze mètres de décombres la séparent du roc et montrent quatre couches superposées ayant appartenu à quatre époques différentes d'un même peuple.

La seconde époque est marquée par un immense incendie et les objets qui y ont été recueillis indiquent que les habitants de ce lieu avaient Minerve pour principale divinité : la ville était petite, renfermant des maisons de terre groupées autour d'un riche palais. C'est là qu'au dernier moment, comme les ouvriers de M. Schliemann quittaient pour quelques mois le chantier à cause de la saison , qu'un coup de pioche fortuit mit à découvert un véritable trésor d'objets d'art de bronze, dans lequel l'heureux découvreur propose de reconnaître le trésor de Priam,

Nous parlerons brièvement des objets mis au jour dans les fouilles d'Hissarlick et qui dépassent le nombre de

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