‹ Lectures de mécanique: La mécanique enseignée par les auteurs originauxChapitre 10 sur 71 · M LIVRE I. — KTUSES DE STATIQUE · texte numérisé non relu

M LIVRE I. — KTUSES DE STATIQUE

esprits se sont épris de la rigueur grecque. Sans doute, en Mécanique, cette tendance a souvent conduit à une rigueur iictive. Il faut reconnaître, toutefois, nous le verrons, qu'un des postulats fondamentaux de Jordanus, qui n'est qu'une expression particulière du principe du travail virtuel, pouvait, à bon droit, passer pour exiger une démonstration. Il est donc assez naturel qu'une autre méthode se soit constituée. Cette nouvelle méthode a consisté à faire la théorie des machines simples en se servant du principe du levier(^*). On la trouve exposée dans le Mechanicorum liber de Guido Ubaldo, marquis del Monte(i545-i6o7), Traité qui a paru eo 1577 et a eu un fort grand succès (**) et dans les Ouvrages de Benedetti (iSSo-iSgo) (^Diversarum speculationum mathematicarum et physicarum liber, i585). Sans doute, elle repose sur un principe moins fécond que la méthode de Jordanus; mais elle a rendu un service immense précisément en permettant de justifier le principe du travail virtuel dans le cas des machines simples et en montrant parla son importance.

Comme exemple de cette méthode nous citerons Les Méchaniques de Galilée, florentin, ingénieur et mathématicien du duc de Florence, Ouvrage publié pour la première fois en français par le Père Mersenne (Paris, chez Guenon, 1634) (Galilée a vécu de i5il4 à i64'2).

A cette époque, on désignait sous le nom de mécaniques les machines. La science mécanique était la science de l'équilibre des machines; le mot mécanique ne s'appliquait pas, comme aujourd'hui, à l'étude du mouvement.

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