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CHAPITRE II. — I.E CHOC DES CORPS

mouvemest cjui résulienl du poids des mobiles sonl, toutes choses égales d'ailleurs, proporiiounels ans poids. Ce qui ei*ldit du poids doit être entendu de tonte autre force résistante (vis contraria) qui sera analogue au poids... .

En effet, si un poids P produit un empêchement 1, un second poids P, toutes choses égales d'ailleurs, produira un autre empêchement i. . . en vertu de la pi*oposition VII.

Proposition XIV. — Les empêchements de mouvement qui résultent des longueurs à parcourir sont proportionnels à ces lon-

Proposition XV. — Les empêchements résultant à la fois du poids et de la longueur sonl en raison composée des poids et des longueurs.

Proposition XVII. — Les moments qui équivalent aux empêchements sont proportionnels aux empêchements.

Proposition XVIII. — Les inoments des forces sont, toutes choses égales d'ailleurs, proportionnels à la grandeur des forces.. , . .... en vertu de la proposition VII.

Proposition XIX. — Les momenis de forces égales sont, toutes

choses égales d'ailleurs, proportionnels aux temps d'action

.... en vertu de la proposition VU.

Proposition XX. — Les moments produits par des forces appliquées pendant un certain temps sont en raison composée des grandeurs des forces et des temps.

Proposition XXII. — Dans des mouvements quelconques, les nioments sonl proportionnels aux empêchements.

Proposition XXVII. — Si l'on compare plusieurs mouvements, les grandeurs des forces sonl, toutes choses égales d'ailleurs, en raison composée des poids et des vitesses.

En eiTel, d'après la proposition XXJI, le rapport des moments,

IlS LIVBE H. — ÉTUDES DB OTNAMIQUE.

qui est en raison composée des forces et des temps, est le même que celui des empêchements, qui est en raison composée des poids et des longueurs. Multiplions ces deux rapports par le rapport inverse des temps; on voit alors que le rapport des forces est en raison composée des poids et des longueurs et en raison inverse des temps, c'est-à-dire en raison composée des poids et des vitesses, c. ,.,.„.(•••).

CUAl-ITKE 11.

DE Ll. DBSCINTE DES GBIVES ET DE LA bACUVITÉ DES MODTBVENTS.

Proposition l. ■ — Toutes choses égales d'ailleurs, les graves gravitent eu raison de leurs poids. Et, généralement, toutes les forces motrices agîssi-nt en raison des forces.

Ainsi, si un poids P gravite comme G, un autre poids P gravitera comme un autre G.. .. Donc, 3 P gravitera comme 2 G.

Car la gravité est une force motrice; sa mesure est le poids (voir

('*') Toutes ces proposiiioDS soat dirnootrëes par Wallispar des raisonnements doQt les citations faites i propos des proposition: Vit, X, XI, XII, XIII donnent UDe idit surfisanle. Ka somme, il emploie Je procédé métaphysique (note 7). Il serait, en effet, superllu d'insister sur le fait que de semblables démonstrations ne démontrent rien; l'appareil logique, mis en branle par Waltis, est entièrement illusoire. Mais on peut considérer tous ces raisonnements comme une analyse des idées qae Wallis se fait de la production et des propriétés du mouvement; il est intéressant de les examiner k ce point de vue, de voir quelles sont pour lui, dans le phénomène du mouvement, les causeï adéquate» auxquelles s'applique sa proposition VII.

En somme Waltis considère, dans le monvement, un certain effet produit, le déplacemeut d'un poids sur une certaine longueur, et la nécessité de produire cet effet équivaut pour lui i un empêchement, i une re'iislance. Il faut une force poQT produire le mouvement. En comparant cette force à l'effet qu'elle produit dans un temps donné, à savoir le déplacement d'un poids, Wallis est conduit i l'évaluer par le produit du poids par la vitesse. Ces idées se rattachent nettement i celles d'Aristote. Elles en diffèrent toutefois par l'inlluence de celles de Descartes. Wallis, en effet, considère sa force moins comme une action étrangère que comme une force de corps en mouvement indestructible. De Ik une certaine confusion, une certaine obscurité (cf. note 134).

On voit que, pas plus que Descaries, Wallis n'avait une notion de ta niasse distincte de celle du poids. Ce point mis k part, son idée de force coïncide, comme celle de Descartes, avec l'idée moderne de quantité de mouvement. Mais le grand progrès de Wallis par rapport à Descaries est d'avoir compris la nécessité de donner un Figne k la quantité de mouvement.

Dana son chapitre I, Wallis distingue la /orce du moment (.voir prop. XX). Mais nous verrons que, plus tard, il confond force et moment, et prend pour moment notre moderne quantité de n

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