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CHAPITRE XI

DU CBOC.

Proposition I. — Soit un corps grave en mouvement. Considérons-le comme parfaitement dur. Imaginons qu'il choque directement un obstacle ferme, qui soit aussi parfaitement dur. Si la force correspondant au mouvement du corps est moindre que la force qu'a l'obstacle pour résister au mouvement et inâme si ces deux forces sont égales, le corps s'arrêtera. . . .

Soit un grave A, parfaitement dur, de poids mP, animé de la vitesse rC. Il lui correspond un moment (monienïum) ou une force {ww)mrPC(prop. XX VU, Chap. I) ('»=). Soit un obstacleBqu'il choque directement et qui a une force de résistance /ijPC.

Si mrPC<;njPC, l'empêchement l'emporte. Si m/-PC^nsPC, l'empêchement sera au moins égal au moment. Dans les deux cas le mouvement s'arrêtera. (La force sera en effet nulle dans le cas d'égalité; dans le premier cas, l'empêchement l'emporlant, il faut raisonner comme s'il y avait empêchement.) (Prop, X el XI, Chap. I) ("■)....

Remarque. — Va^^eWe parfaitement dur un corps qui ne cède en rien au choc, qui n'est donc ni mou ni élastique.

Un corps mou est un corps qui cède au choc de façon à perdre sa figure primitive, comme la glaise, la cire, le plomb. . . . Pour ces corps une partie des forces est emplovée à les déformer; la totalité n'en est pas dépensée sur l'obstacle. Il faut tenir compte à part de cette partie ('").

J'appelle élastique un corps qui cède de quelque façon au choc.

('") A partir de maintenant, Wallis confond les momenls et les forces des corps en mouvement. Ce n'est pas tout i fait conforme à son Chapitre I, où il considère les moments i:omme ét^nt en raison composés des forces et des temps.

("') La force de résistance d'un ubsiaele est insufrisamment définie. Aussi tous ces raisonnements manquenl-ijs de précision.

( '" ) Nous savons aujourd'hui que Wallis avait raison de faire, au point de vue de la force des corps en mouvement, au point de vue énergétique, deui catégories dans les corps nou élastiques. En effet, suivant que l'énergie interne des corps appelés aujourd'hui mous ne dépend pas ou dépend de leur déformation, la force vive perdue dans le choc équivaut ou non à leur échauffenienl. Mais nous savons aussi que le point de vue de ta quantité de mouvement n'est pas le véritable point de vue énergétique. Dans la théorie de Wallis, il suffisait de distinguer les corps mous et les corps élastiques. C'est ce que fera MariotCe.

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