CHAPITRE l[. — LE CHOC DBS CORPS
Chap. XI) ('*')- (^Ite force, se développant des deux parts, agit de part el d'autre comme mrPC. Elle repousse donc le poids nP avec la vitesse rC et le poids rPavec la vitesse mC {'").
Mariette (1H20-1684) reprit la question du choc des corps en 1679. La théorie qu'il expose dans son Traité de la per' cussion ou choc des corps est au fond celle de Wallïs. Elle en diffère néanmoins par la substitution d'une méthode physique et expérimentale à la méthode pseudo-logique du savant anglais. Ce seul fait donne une assez grande originalité à l'écrit de Mariotte qui mérite, à ce titre, de nous fournir quelques citations; on verra qu'il sonne tout différemment et beaucoup plus juste que la plupart des livres de l'époque.
Définitions. — 1. Corps flexible à ressort est celui qui, ajant changé de figure par le choc ou par le pressement d'un autre corps, reprend de soi-même sa première figure, comme un ballon plein d'air bien pressé, un anneau d'acier trempé, une corde de boyau tendue fermement.
II. Corps flexible sans ressort est celui qui ayant pris une nouvelle figure par le choc ou par le pressement d'un autre corps, conserve cette figure ; comme la cire, la terre glaise médiocrement imbibée d'eau {'**).
III. Vitesse respective de deux corps est celle avec laquelle ils VapprochenL ou s'éloignent l'un de l'autre, quelles que soient leurs vitesses propres.
Problême. — Propositio» 1. — Faire que deux corps se rencontrent directement avec des vitesses gui soient l'une à l'autre en telle raison que l'on voudra.
[Mariotte décrit ici l'appareil qu'il faut employer pour les expériences. Il se compose de deux pendules DE, EL égaux. En I et L
(<") Voir U note précédente.
('") On reLronve dans d'Alembert celte manière de rattacher la tliéarie du choc des corps élastiques i celle du choc des corps mous. — Nous ne croyons pas utile de prolonger cette citation et de donner ici ce que Waliis dit du cas général.
('") On voit que Mariotte a abandonné la catégorie des corps parfaitement duri de Waliis.