‹ Lectures de mécanique: La mécanique enseignée par les auteurs originauxChapitre 64 sur 71 · CHAPITRE i[i. — LE cBNrnit d'oscillation · texte numérisé non relu

CHAPITRE i[i. — LE cBNrnit d'oscillation

à chaque moment aux vitesses actjuises. Soit donc ce choc ou cette impulsion représentée parles petites lignes verticales et égales MN, CO et DP ('*'); ensuite, après avoir mené les droites NK, OT et PV, perpendiculaires aux arcs MK, CT, DV, soient conçus les mouvements par MN, CO, DP comme étant composés chacun de deux autres, savoir du mouvement de M en K et de K. en N, de C en T et de T en O, de D en V et de V en P. Et là il est encore visible que celui qui se fait par KN, TO et VP se répand tout sur l'axe A ei qu'il s'y perd entièrement. Ainsi, il n'y a que le seul mouvement par MR., CT, DV qui ail son effet, mais non sans quelque changement, d'autant que, M étant parvenu en K, les poids C et D {à cause de l'isochronisme qu'on suppose) ne sauraient être en T et en V; ils doivent se trouver en des points comme R et S, tels que les aros MR, CR, DS soient semblables. C'est ce qui fait que l'efTort de la pesanteur qui agit sur le poids C n'est pas épuisé au point R, et que le reste RT doit être employé à pousser le corps D par VS. Mais parce que ce corps D doit résister autant qu'il est poussé, c'est comme si, étant en S, il y avait une force qui tâchât de le repousser de S en V. De sorte que voilà un levier CAD, sur lequel des poids comme C tirant ou poussant d'un côté avec des forces ou vitesses RT, et de l'autre des poids comme D, tirant ou repoussant en seos contraire, font équilibre. Donc, suivant le précédent principe du levier, la somme des produits CxACxRT d'une part est égale à celle des produits D X AD X VS de l'autre; ou (ce qui revient au même) la des produits C X AC X RT, en tant qu'on y comprend aussi ce de l'autre côté, est égale à rien ('*•)■ En voici l'analyse ('••).

C») Jacques Beraouilli cooiidère l'action de la pesanteur comme un choc se produisant au début de chaque ëlëmenl de temps. Nous rencoairerons eacore bien souvent cette conception de l'action des forces continues; elle s'explique historiquement par le /ait que le problème du choc des corps ■ été un des premiers traités ï fond.

Ce petit choc Lend à imprimer au point matériel où il est appliqué une certaine vitesse (qui rient se combiner avec celle que le point possède déji). C'est cette vitesse que Beraouilli entend dans ce qui suit par le mot mouvemenl; les vecteurs MN, CO, DP sont de telles vitesses.

("•) C, D sont les masses des points, qui, d'ailleurs, dans l'idée de Beraouilli, ne sont pas distinctes des poids. Bernouilli mesure la force par la quantité de monvement qu'elle tend â produire.

( iH ) Il BOUS paraît inutile de citer ce qui suit, qui n'a qu'on intérêt paranent mathématique.

Page 1