LIVRE I
ne fait pas de diiTérence, parce qne toujours on emploie une ligne qui tombe perpendiculairement du centre de la balance à la ligne de la corde, c'est-à-dire la ligne mf.
[Cette ligne mf est ce que Léonard de Vinci appelle en un autre endroit le brc^ spirituel ou le bras potentiel de la balance.]
Nous citons ci-après un passage de Guido Ubaldo (i545- 1607), Après lui, Benedetti (iSSo-rSgo) a exposé très nettement, plus nettement même que Guido Ubaldo, la notion de moment \Diversaruin speculationum mathematicarum et physicarum liber (i585)] : il se pourrait qu'il ait subi l'influence de Vinci ("*).
[Au début de son Mechanicorum liber (1377) Guido Ubaldo admet comme évidentes les aflirmalîons suivantes.]
Notions communes. — I. Si, à des grandeurs équilibres ('*) on enlève des grandeurs équilibres, ce qui reste est équilibre.
II. Si à des grandeurs équilibres on ajoute des grandeurs équilibres, l'ensemble esL équilibre.
III. Deux grandeurs équilibres à «ne troisième sont équilibres entre elles.
[Nous nous contenterons de citer ici la démonstration que donne Guido Ubaldo de l'équilibre du levier de deuxième espèce. C'est un cas particulier du levier angulaire, et le raisonnement
(" ) Voir DuHEM, Les Origines de la Statique, t. I, igo5, p. aa6.
C) Je traduis œquiponderantia par grandeurs équilibres. J'aime mieux ajouter au texte latin le mot grandeurs que le mot forces. IJ serait préférable, si c'était possible, de ne rien ajouter du tout et de laisser le neutre du latin. — Cf. noie 23.