‹ Lectures et exercices cours élémentaireChapitre 14 sur 89 · FIG. 7. — MOISSON · texte numérisé non relu

FIG. 7. — MOISSON

En été se fait la moisson. Les faucheurs coupent 10 le blé à la faux ou à la faucille, ou on se sert d'une machine qui s'appelle la moissoneuse.

Avec le blé coupé on fait des gerbes qu'on emporte aux granges sur des chariots. Si les granges sont pleines, les gerbes sont disposées en meules.

M'. X-i.ERBES; MEULES.

Plus tard en hiver, ou bien tout de suite, si l'on ne peut attendre, on bat le blé pour séparer les grains de la paille. Celle-ci sert à nourrir les bestiaux ou à faire leur litière. On en fait aussi les toits des chaumières. Les grains sont mis en sacs et portés

FIG. g. — MOULIN.

FIG. lO. — CHAUMIERE.

20 au moulin où le meunier les moud, c'est-à-dire, les broie pour les mettre en poudre. Le blé broyé donne de la farine et du son. La farine est une poudre blanche dont on fait le pain. Le son se compose en grande partie de l'écorce des grains, et sert de

25 nourriture aux bestiaux.

l'âne

(i) L'âne est un quadrupède à longues oreilles ; il est moins fort et moins rapide que le cheval, mais il coûte moins cher, ce qui fait qu'il est surtout employé par les pauvres. Il est très utile dans les pays de montagnes, car ses jambes nerveuses et ses pieds s sûrs gravissent les sentiers les plus escarpés.

(ii) ' Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient : L'un voulait le garder ; l'autre le voulait vendre.

Tandis que coups de poings trottaient, Et que nos champions songeaient à se défendre,

Arrive un troisième larron

Qui saisit maître Aliboron.' ^

^ Par La Fontaine. Aliboron, un des noms donné à l'âne. Etymologie douteuse. Probablement à l'origine synonyme de savant homme, puis par ironie on l'appliqua à celui qui fait profession d'un savoir qu'il n'a pas, et enfin à un âne.

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