‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 62 sur 356 · SUCRE DE BETTERAVE · texte numérisé non relu

SUCRE DE BETTERAVE

difficilement, au point que le prix du sucre s'était élevé à $1.00 la livre. Les Savants, stiinulés et encouragés par le Souvernement français, firent des essais pour obtenir du sucre de betterave: mais le rendement était minime et l'extraction fort coûteuse.

Benjamin Delessert (1773-1847) s'occupait depuis onze ans des moyens d'extraire le sucre dela betterave, lorsqu'il parvint à en obtenir de bien cristallisé, Le 2 février 1812, il annonce son su:cès à Chaptal, ! qui en parle à Napoléon. L'empereur, ravi, s'écrie : “ I] faut voir cela, partons !” et il se dirige vers Passy, où était là raffinerie.

Delessert, averti Syr

end en toute hâte, raffinerie gardée par

des chasseurs, jui lui b sage ; il se nomme 4 leur command

Il trouve sa arrent le pasant, et il entre.

L'empereur avait tout vu, tout adiniré ; l'entouraient, fiers d'une telle visite :

comble, Il félicite Delessert, et, détachant sa propre croix d'honneur, il la lui remet. Le lendemain Le Moniteur, journal officiel, annonçait qu'une importante révolution dans le commerce français était consommée.

les ouvriers l'émotion était au

À partir de “ette époque, l'industrie dee sucres de bet-

terave à pris er France de grands développements. Plus de 350 usines s’y emploient, dont environ 150 dans le seul département du N ord, 65 dans le Pas-de-Calais, 55 dans * l'Aisne, 85 dans la Somme.

Au Canada cette industrie n’en este espérons qu'elle deviendra bie richesses.

ncore qu'à son début ; niôt ia source d'importantes

(1) Chaptal, chimiste distingué, ministre sous Napoléon ier (1756-1832).

Page 1