HUILES
L.—Oh ! merci, maman. Mais si vous vouliez me Je permettre, je les porterais à la petite Marie, la fille du maçon. Elle a été très malade. Maintenant elle va
mieux, et le médecin lui permet de manger des fruits bien mûrs.
Il me semble que ces fraises, assaisonnées de vin et de sucre, lui feraient du bien.
M.—Va, ma chère Louise. Tu feras une action doublement méritoire, en te privant d’une friandise et en exerçant la charité envers cette pauvre enfant. Tu lui remettras de ma part une pièce de cinquante centins pour qu'elle ée procure ce qui lui est nécessaire
L,—Oh! merci pour elle. Combien elle va être contente !...
M.—$Sans doute. Toutefois elle le sera moins que toi, car, comme le dit Notre-Seigneur : “Il y a plus de plaisir ‘à donner qu’à recevoir.” (Act. xx, 35.)