‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 21 sur 94 · LE SPECTRE · texte numérisé non relu

LE SPECTRE

bres. Tout-à-coup (tutto ad un tratto) Laurent s'aperçoit (s'aceorge) qu'il a (di avéré) derrière lui (di se) un homme noir, qui paraît également porter un sac. Pousser (gettare) un cri, jeter (buttar via) son fardeau, - et se mettre à courir à toutes jambes, fut pour lui l'affaire d'un moment. L'homme noir jette aussi (pure) son sac, et se met à courir avec autant de (altrettanta) célérité à côté de (accanto a) Laurent, jusqu'à l'extrémité du mur du jardin, où il disparaît.

Le lendemain Laurent s'empressa (s'affrettô) de raconter à tout le monde (tutti) qu'il avait vu un horrible fantôme; mais il se garda bien de dire (fare) un mot du vol (furlo) qu'il avait commis.

Sur ces entrefaites (in questo frattempo) Laurent fut appelé chez (chiamato dal) le juge, qui lui dit: "Cette nuit vous avez volé (rubato) des fruits dans le jardin du château. Le sac vous a trahi; car il porte la marque (ha la cifra) de votre père. En conséquence je vais vous faire emprisonner (vi farô subito carcerare) dans la tour. Quant au spectre noir, ce n'était autre chose que (se non che) votre ombre que vous avez vue au clair (al lume) de la lune, sur le mur blanchi (imbiancato) à neuf (a nuovo). Il en arrive (accade) autant à tous ceux qui font du mal: le bruit d'une feuille agitée par le vent suffit (basta) pour les épouvanter, et leur ombre même les fait fuir. "

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