‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 3 sur 94 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

biale, tels sont les avantages qui lui ont valu son universalité.

Il n'est donc point étonnant que l'étude du français fasse partie essentielle, intégrante, du programme de l'instruction de la jeunesse dans les écoles d' Italie.

Mais ce qui a lieu de surprendre , c'est que sur mille jeunes gens qui se lancent pendant deux, trois et même quatre années consécutives sur ce nouvel océan, à peine un seul arrive au port avec des connaissances sérieuses ou assez solides pour qu'il ait intérêt à augmenter, à conserver même ce petit trésor philologique.

Ceci est un fait dont chaque père, chaque fils de famille reconnaîtra, par expérience, la parfaite exactitude; c'est un fait que plus d'un écolier, après son émancipation, m'a naïvement avoué.... en italien.

A qui donc attribuer ce triste résultat? au maître ou à l'élève?

Mais l'aptitude des Italiens pour les langues est depuis longtemps reconnue.

A une mémoire prodigieuse, à une imagination ardente, ils joignent une facilité de conception des plus rares. Avec cette admirable organisation pour les études philologiques, presque tous devraient sortir des bancs de l'école en état de jouir de leur nouvelle conquête.

Quant aux maîtres, j'admets en principe qu'à moins de se borner à enseigner les éléments d'une langue, nul ne peut montrer parfaitement que sa langue maternelle.

Ou bien il faudrait que le maître eût fait un long séjour à l'étranger, qu'il y eût puisé une excellente prononciation, une grande facilité d'élocution, qu'il eût fait une étude approfondie de la langue, et enfin qu'il eût

Page 1