LE CHERCHEUR DE TRÉSORS
à la maison du paysan. Dès (appena) qu'on y fut arrivé, l'inconnu examina la caisse dans tous les sens (parti) , la toucha ça et là du bout (estremità) de sa baguette, tout en lisant (nientre leggeva) dans son livre des paroles inintelligibles. Puis il secoua (dimenô) la tête d'un (con) air pensif.
■ Si nous ne voulons pas que le trésor se change en charbon, dit-il enfin, il faut [fa d' uopo) que nous employions (adoperare), avant [prima dï) d'ouvrir la caisse, certaines drogues qui ont une vertu secrète. Un vieux pharmacien, qui demeure à dix lieues d'ici, est le seul qui les possède; mais il ne voudra pas les vendre à moins de vingt ducats. "
Le naïf (ingenuo) campagnard avait, peu de temps auparavant, vendu un cheval précisément vingt ducats, et en avait touché (riscosso) le prix; il compta la somme à ce maître fripon (birbaccione) , lequel, dans la joie de son ame, se mit en route (cammino) cette nuit là-même, et ne reparut plus.
Après avoir longtemps (molto tempo) attendu, le paysan se décida à ouvrir la caisse, dans laquelle il ne trouva ni or, ni argent, ni charbon: elle ne contenait que des pierres (sassi) et une petite feuille de papier sur laquelle étaient écrits ces mauvais vers:
Quiconque creusera {scaverà) la terre Pour y découvrir un trésor, Ne trouvera souvent que pierre Au lieu d'y rencontrer de l'or.