‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 39 sur 94 · LE TRÉSOR · texte numérisé non relu

LE TRÉSOR

(Il tesoro.)

Deux braves paysans qui habitaient un pays fort loin (distante) d'ici, comparurent un jour par-devant le juge, et l'un d-'eux s'exprima de la sorte (in questa maniera): "J'ai acheté à mon voisin que voici (da questo mio vicino) un champ qu'il possédait. En le retournant (nel lavorarlo) j'y ai découvert un trésor; mais ma conscience ne me permet pas de le garder (ritenerlo), car je n'ai fait l'acquisition que du terrain, et je n'ai aucun droit sur le trésor. "

" Ma conscience , dit l'autre paysan , me défend (proibisce) également d'accepter cet or et cet argent (denaro) , car ce n'est pas moi (non son io) qui l'ai caché (nascosto) , et par conséquent il ne m'appartient en aucune façon (maniera). D'ailleurs (d'altronde), j'ai vendu à mon voisin le terrain et tout ce qu'il contenait, sans me réserver aucun droit. Dans tous les (ogni) cas, c'est à vous (tocca a Lei), sage magistrat, de décider à qui appartiendra le trésor. "

w J'ai entendu (sentito) dire , repartit (soggiunse) le juge , que le fils de l'un et la fille de l'autre étaient sur le point de s'épouser. Dans ce (tal) cas , ce que vous avez de mieux à (il meglio che potete) faire est d'abandonner le trésor aux jeunes fiancés; il servira à leur établissement."

Les deux honnêtes paysans promirent de suivre ce conseil, et revinrent au logis le cœur tout joyeux (allegro).

Un étranger (forestiero) qui avait assisté à ce juge-

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