‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 42 sur 94 · LA CATARACTE · texte numérisé non relu

LA CATARACTE

pouvait changer de place [posto] sans avoir quelqu'un pour le conduire; que d'ailleurs (del resto) il n'aurait jamais le bonheur (fortuna) de regarder ce beau ciel étoilé, ni de lire dans les livres, les larmes lui venaient (spuntavano) aux yeux.

Le bon Dieu eut pitié de ce pauvre petit enfant. Un chirurgien très habile se trouvant par hasard (per caso) chez le (dal) jeune aveugle, le visita, et par le moyen de ses instrumens il lui rendit la vue. 1

L'enfant resta d'abord tout ébahi (stupito) en voyant les couleurs et une foule (quantità) d'objets dont il n'avait aucune idée. Il croyait alors que tout ce qu'il voyait lui touchait l'œil.

Levant les yeux au ciel^ il restait dans l'extase, dans le ravissement (rapimento) ; il croyait renaître dans un monde nouveau. Il tomba d'abord à genoux (in ginocchio) et bénit mille fois le Dieu des miséricordes; ensuite il remercia l'habile chirurgien au savoir duquel il devait l'inestimable bienfait de la vue.

Mais comme les rayons du soleil auxquels il n'était point accoutumé (avvezzo) lui blessaient (ferivano) la vue , il fut pour ce motif renfermé [rinehiuso) dans une chambre obscure jusqu'à ce qu'il s'accoutumât insensiblement à la lumière du jour. Pendant ce temps il se sentait continuellement dévoré du désir de lire; et en effet, à peine eut-il obtenu la permission de sortir en plein air [aria aperta) , qu'il se procura des livres, se mit à étudier, et fit les progrès les plus rapides.

» Celte opération , qui s'appelle cataracte, consiste à enlever une pellicule qui recouvre le nerf optique.

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