‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 43 sur 94 · LE SOMNAMBULISME · texte numérisé non relu

LE SOMNAMBULISME

(Il sonnambulismo.)

Il arrive (accadé) quelquefois que l'homme, agite dans son sommeil, parle et s'assied sur son lit. Chez (presso) quelques personnes les songes durent si longtemps (tanto), ils sont si vifs et si intenses, qu'elles se lèvent, s'habillent (vestono), et font tout ce qui se passe (cio che accadé) dans leurs rêves (sogni). Ces gens s'appellent somnambules.

Il y avait (vi era) à *** un jeune pharmacien qui s'habillait toutes les (ogni) nuits, descendait, causait (discorreva) avec les personnes qu'il s'imaginait être dans la pharmacie , lisait les ordonnances (ricette) , les préparait, et tout cela en dormant.

Dans une autre ville il arriva que deux voleurs entrèrent de nuit dans l'appartement d'un riche seigneur et lui volèrent (rxibarono) son argent (denaro). Ce crime (delitto) commis, ils revinrent tout doucement chez eux (pian piano a casa), et surent (seppero) si bien dissimuler, qu'ils passèrent longtemps pour les plus honnêtes gens du monde.

Une nuit l'un de ces coquins (birboni) qui était somnambule, se leva, ouvrit la fenêtre, et appuyant les bras sur le balcon, entra en conversation (intavolo discorso) avec quelques voisins, qui par hasard se trouvaient levés. Ce fut ainsi qu'il révéla {paleso), contre sa volonté, le crime qu'il avait commis.

Le bruit en vint (il fatto vernie) aux oreilles de la

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