FRÉDÉRIC, PICARD
Picard (à part). Quel miracle ! (Haut.) Gomment, vous étudiez, M. Frédéric!
Frédéric. Cela t'étonne (ti fa meraviglia), Picard?
Picard. Un peu. Mais que je ne vous dérange (disturbi) pas ; pendant que vous apprenez votre leçon je vais donner de la graine Ipanico) au serin favori de monsieur votre père.
Frédéric (à part). Aïe, aïe, aïe! (Haut.) N'ouvre pas sa cage, tu vois bien qu'il dort.
Picard (s' approchant). Oh! ça ne le réveillera pas ,
vous allez voir [ora vedrete). [Il ouvre la cage.) Eh bien! il est sans mouvement!
Frédéric (à part). Tout va se [è per) découvrir.
Picard. Je vois ce que c'est.... Vous avez voulu jouer avec lui, et vous l'avez étranglé (strozzato).
Frédéric. Essaie de le ranimer.
Picard (soufflant). Bah! j'ai beau souffler, c'est fini : je vais le dire à monsieur (padrone) ; il m'a donné ordre de l'avertir, toutes les fois que vous désobéirez.
Frédéric. Je t'en prie, ne parle pas.
Picard. C'est impossible. (Il appelle.) Monsieur!
Frédéric. Vilain (brutto) Picard!
Picard [appelant encore). Monsieur, monsieur!
Frédéric. Je t'en conjure , mon cher Picard !