SCÈNE V
Les mêmes, M. DELAUNAY.
M. Delaunay. Eh bien ! que se passe (accade)-t-i\ donc ici?
Frédéric. Papa! c'est que....
Picard. C'est que... c'est que.... Voilà comme monsieur votre fils a arrangé (accomodato) le serin.
M. Delaunay. C'est ainsi, monsieur, que vous écoutez mes conseils?
Frédéric. Papa, je vais vous (ora vi) expliquer comment cela s'est fait (è accaduto).
M. Delaunay. Je ne veux rien savoir. Un enfant de quinze ans , qui fait volontairement du mai aux animaux, annonce (palesa) un mauvais cœur.
Frédéric. Mais, papa, ce n'est pas volontairement.
M. Delaunay. Je veux bien le croire, mais vous n'en êtes pas moins coupable. Vous avez cédé, malgré
ma défense (jproibizione) , à ce premiermouvement brusque et violent qui vous entraîne toujours: il faut que vous soyez puni.
Frédéric. Papa, faites-moi-grâce (pcrdonatemi) encore une fois!
M. Delaunay. Non, monsieur, retirez-vous....
Frédéric. Au moins embrassez-moi.
M. Delaunay. Non, monsieur, c'est une récompense, et vous ne la méritez pas. Allez, monsieur, allez dans votre chambre, et n'en sortez qu'avec ma permission.
Frédéric. J'y vais, papa. (A part.) Picard me le paiera.
M. Delaunay. Picard, tu l'enfermeras à double tour (mandata) ; c'est toi que je charge de l'exécution de mes ordres.
Picard. Soyez tranquille, monsieur, j'obéirai.