‹ Lectures instructives et amusantes a l'usage des écoles techniques d'Italie et des maisons d'éducation des deux sexesChapitre 65 sur 94 · PICARD, FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

PICARD, FRÉDÉRIC

Picard. Comment diable avez-vous fait pour sortir de prison?

Frédéric. Ce n'était pas difficile : le mur n'avait que quinze pieds de haut; j'ai sauté', et me voilà.

Picard. C'est joli (bella cosa) ! je vous conseille de vous en vanter.

Frédéric. Que vois-je ! des pistolets !

Picard. Prenez garde (badate) ! Ils sont chargés ; monsieur votre père va [è per) faire un petit voyage.

Frédéric (prenant un pistolet). Tiens, regarde si j'ai l'air martial.

Picard. Laissez cela, monsieur, vous me faites frémir. Frédéric. Poltron (vile) !.... A propos, c'est to? qui as

dit à mon père que j'avais tué [ammazzato) le serin ; il faut que je me venge en te faisant peur. A genoux !

Picard (se mettant à genoux et lui tournant le dos (voltandogli le spalle); àpart). Je voudrais être bien loin.

Frédéric. Déclare que tu n'es qu'un sot (sciocco).

Picard. Vous avez promis à monsieur votre père de ne plus toucher à rien.

Frédéric (le visant (mirando) toujours). Un animal, un maraud! Jure de ne plus rien rapporter contre moi, sinon.... (Le pistolet part (spara).

Picard (tombant la face contre terre). Je suis mort!

Frédéric. Qu'ai-je fait, malheureux? je l'ai tué.... Picard.... Picard! Pauvre garçon! (Picard reste immobile.) Maudit pistolet ! (Il le jette.) Voilà ce que c'est que (cosa vuol dire) de toucher à tout, d'être désobéissant. Je voudrais êlre mort moi-même.

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