SCÈNE II
On voit appliquer (appoggiare) une échelle sur la fenêtre. Les enfants se lèvent effrayés (spaventati). UGONE et TORELLO avec une lanterne sourde.
Albina. Ah Carletto ! (à voix basse.)
Carletto. Tais-toi, fais comme moi. (Il se cache (nasconde) sous le canapé; Albina suit son exemple.)
Ugone. Ordinairement [al solito) cette villa n'est pas habitée la (dt) nuit.
Torello. Et quand il y aurait (ci fosse) quelqu'un, nous lui brûlerions la cervelle.
Ugone. Quel heureux hasard (fortuna) de trouver cette fenêtre ouverte pour nous ! Comme ça (cosï) , nous n'avons pas fait de bruit (rûmore) et le chien du fermier (fattore) ne nous a pas entendus (senliti).
Torello. Va de ce côté-là, moi j'irai de celui-ci; et je te préviens qu'il ne faut prendre que l'argent et les bijoux (gioielli).
Ugone. Suffit (basla). (Ils s'éloignent, chacun d'un côté différent.)