‹ Lectures littéraires. Pages choisies des grands écrivainsChapitre 17 sur 52 · Allusion flatteuse à Elisabeth, la reine-vierge · texte numérisé non relu

Allusion flatteuse à Elisabeth, la reine-vierge

blessure du dieu ; les jeunes filles l'appellent vague--

d'amour 1. Va me chercher cette fleur, je te l'ai montrée

une fois. Son suc exprimé sur des paupières closes rend

tout homme ou toute femme follement épris de la pre--

mière créature vivante aperçue au réveil. Va me cher--

cher cette plante et sois de retour ici avant que le

Léviathan ait eu le temps de nager une lieue.

PUCK. Je mettrai une ceinture à la terre en quarante

minutes, (il sort.)

Le sommeiJL de Titania.

(Une autre partie du même bois. Entre Titania avec les fées de sa suite.)

TITANIA. Allons, d'abord une ronde et une chanson de

fée; puis vous sortirez pendant tout un tiers de minute ;

les unes iront tuer les vers qui rongent les boutons de

roses musquées; d'autres faire la guerre aux chauves--

souris et leur prendre leurs ailes de cuir pour façonner

à mes petits Sylphes des tuniques ; d'autres chasseront

le hibou criard qui chaque nuit s'effare et hue quand il

voit nos mignons Esprits. Chantez maintenant pour

m'endormir; puis allez à vos travaux et me laissez

reposer.

LA PREMIÈRE FÉE, elle chante.

Serpents tachetés à la langue double,

Hérissons piquants, lézards et crapauds,

Que pas un n'approche et que nul ne trouble

La royale fée en son doux repos !

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